La nouvelle patronne de l’UNICEF soulève des espoirs et des questions sur la position pro-vie

By Susan Yoshihara, Ph.D. | January 5, 2018

NEW YORK, 4 janvier (C-Fam) L’administration Trump a « accueilli » le nouveau directeur exécutif de l’UNICEF, nommé lundi, soulevant des espoirs, et des questions, sur le fait que le nouveau patron va ou non adopter la position pro-vie de l’administration.

La femme d’affaires américaine Henrietta Holsman Fore devient la 7ème directrice exécutive en remplacement de Tony Lake, le directeur nommé par Obama et ancien conseiller à la sécurité nationale de l’administration Clinton. Le poste est occupé par un Américain depuis sa création en 1947 ; la nomination est faite officiellement par le Secrétaire Général de l’ONU après consultation du Comité Exécutif de l’UNICEF qui comprend les États-Unis. L’UNICEF a promu des politiques controversées sur les sujets de la vie et de la famille depuis qu’elle a adopté une approche fondée sur les droits qui s’appuie sur la Convention sur les Droits de l’Enfant et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (en anglais CEDAW : Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against Women) relative aux droits des femmes. Ces dernières années, l’UNICEF a approuvé les interprétations les plus litigieuses des deux traités, proposées par ses comités de suivi.

L’UNICEF est intervenue auprès de l’Assemblée nationale du Nicaragua pour conserver le caractère légal de l’avortement dans ce pays et, pour libéraliser l’avortement en République Dominicaine, elle a soutenu le droit des enfants à disposer de services confidentiels en matière de santé sexuelle, sans que les parents en aient connaissance, elle a soutenu que les enfants ont des genres autres que le binôme masculin-féminin, elle a établi des partenariats avec les plus importants fournisseurs d’avortements du monde et préconise de tenir des conférences qui promeuvent l’avortement d’enfants in utero.

Dans le passé, la relève de la garde à l’UNICEF pendant des administrations républicaines a soulevé et brisé des espoirs pro-vie, comme lorsque l’administration Bush a envoyé Ann Veneman remplacer Carol Bellamy. Bellamy était connue pour insinuer une approche féministe radicale dans l’agence des enfants, au point que les experts disent qu’elle a éloigné l’agence de son objectif de survie de l’enfant et l’a mise sur son parcours actuel.

La nomination de Fore a fait froncer les sourcils parce qu’elle a donné 3 500 $ pour recruter et former des candidates Républicaines pro-avortement aux États-Unis.

La source d’informations Rawstory rapporte que les enregistrements de la Commission des Élections Fédérales montrent que Fore a fait des dons à The WISH List [1] à partir de 1998-2000. Le site Internet du groupe le décrit comme une organisation qui travaille pour « lever des fonds pour identifier, former, soutenir et élire plus de femmes dirigeantes des Républicains aux emplois publics à tous les niveaux du gouvernement » et s’attribue le fait d’être le plus vaste réseau de lever de fonds d’Amérique pour les candidates Républicaines pro-choix !

Lorsque Fore a donné au groupe, WISH List se décrivait également comme opposée à la Global Gag Rule, expression utilisée par les opposants à la politique de Mexico, adoptée pour la première fois en 1984, qui interdit que l’argent des contribuables finance des groupes étrangers qui pratiquent ou promeuvent l’avortement à l’étranger. Quand Fore fut administratrice de l’USAID pendant le gouvernement de George W. Bush, elle était responsable de l’application de la Politique de Mexico.

Jusqu’à cette semaine, Fore était présidente du conseil et directrice générale d’Holsman International, une société d’investissements et de fabrication. De 2007 à 2009, elle a servi comme administratrice de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et comme directrice de l’assistance des États-Unis à l’étranger au Département d’État américain. De 2005 à 2007, elle a servi comme sous-secrétaire d’État au Management, et fut la 37ème directrice de la Monnaie des États-Unis de 2001 à 2005. Elle a servi au conseil de l’Overseas Private Investment Corporation et à la Millennium Challenge Corporation. Avant de prendre ses fonctions à l’UNICEF, elle a démissionné des conseils des corporations, y compris ceux de General Mills et d’Exxon Mobil Corporation, dont Rex Tillerson fut président directeur général avant sa fonction de Secrétaire d’État.

[1] The Wish List est une organisation dont l’acronyme signifie Women In the Senate and House. C’est un comité d’action politique américain dédié à intégrer des femmes pro-choix républicaines à la Chambre des Représentants et au Sénat.