Une experte des Nations Unies critique le Royaume-Uni sur le sexe et l’idéologie du genre

By Rebecca Oas, Ph.D. | 2026

WASHINGTON, D.C. (13 février) L’année dernière, la Cour suprême du Royaume-Uni a établi que par le mot « sexe » on indique le sexe biologique dans la loi de non-discrimination du pays. Cependant, une experte des droits de l’homme des Nations Unies dit que cette réglementation n’a effectivement pas été appliquée.

La réglementation, qui a établi qu’on ne devrait considérer les « femmes » qu’à partir de leur sexe biologique, a affirmé que les espaces réservés exclusifs par sexe comme les vestiaires, les aménagements sportifs, les séparés antiviolence domestiques peuvent exclure les sujets de sexe biologique masculin, y compris ceux qui prétendent s’identifier comme femmes.

Reem Alsalem, la Rapporteuse Spéciale des Nations Unies pour la violence contre les femmes et les filles, a critiqué par écrit le transgendérisme dans ses rapports et s’était réjouie lorsque la loi du Royaume-Uni a été promulguée en avril dernier. Cette semaine, elle a exprimé son inquiétude car le gouvernement du Royaume-Uni n’a plus ajourné ses lignes de conduite à tenir à ses ministères et aux prestataires de services publics, qui continuent à appliquer des mesures obsolètes.

« Sans son application, la décision de la cour de justice offre en fait une protection limitée », a-t-elle dit, en remarquant que les femmes et les filles pourraient en ressentir de cette « non-conformité répandue ».

« On laisse que les femmes et les filles soient continuellement exposées aux risques des violations de leurs droits et soient souvent contraintes à porter plainte pour prétendre ces protections qui devraient déjà être garanties par la loi – une option qui comporte des coûts exorbitants et peu peuvent se le permettre », a dit Alsalem.

Le soutien de la position d’Alsalem à la réglementation de la Cour ne fait pas l’unanimité parmi les titulaires du mandat spécifique des Nations Unies sur les droits de l’homme. Un groupe d’autres experts des droits de l’homme ont publié une déclaration conjointe où ils expriment leur inquiétude sur la réglementation de la Cour Suprême qui pourrait miner les droits de ceux qui s’identifient comme transgenre, et en critiquent les contenus prévus pour son application, qui ont été rédigés par l’institution nationale des droits de l’homme du Royaume-Uni, la Commission Paritaire et des Droits de l’Homme (CPDH).

Ces contenus spécifiques avaient été bloqués par le Ministre pour les Femmes et les Opportunités paritaires, Bridget Phillipson, en décembre. Elle a soutenu que les indications proposées étaient « à l’exclusion des trans », et, selon le Telegraph, a avancé d’autres prétextes bureaucratiques pour en reporter l’introduction.

Le gouvernement a converti la décision de la Cour en loi, malgré sa lenteur procédurale manifeste. Les contenus spécifiques de la CPDH devraient être discutés au Parlement dans les 40 jours précédant leur entrée en vigueur. Selon le Guardian, ces contenus sont actuellement revus pour les adapter selon l’indication de la nouvelle présidente de la commission, dans le but de « faire respecter les espaces réservés par sexe en considérant la présence des personnes transgenres. »

La directrice de la CPDH précédente, la Baronesse Kishwer Falkner, avait été durement critiquée pendant sa permanence par des activistes transgenres. Dès sa prise de fonction, la nouvelle directrice de la CPDH, Mary-Ann Stephenson, a-t-elle aussi été aussitôt attaquée, également pour avoir des « liens étroits avec des groupes opposés à l’idéologie du genre ». L’organisation Le Sexe Concerne Tous a remarqué que ces activistes ont exhorté la « CPHD à rester dans les jalons de la légalité en maintenant le soutien aux sentiments des personnes transgenres » et a sollicité la commission à ne pas céder à leur pression et à respecter la loi.

En attendant, les activistes « en opposition à l’idéologie du genre » du Royaume-Uni piaffent d’impatience que la loi soit appliquée. Maya Forstater, la directrice responsable de Le Sexe Concerne Tous, a repris les inquiétudes avancées par Alsalem. « Les hésitations du Gouvernement sur son code de conduite et sa politique de réglementation des Ressources Humaines sont inexcusables, » a-t-elle dit. « L’anniversaire de la décision prise par la Cour Suprême va arriver alors que le Gouvernement sera encore en train de traîner sa patte. »