A l’ONU, les Européens fuient le combat sur l’avortement

By Stefano Gennarini, J.D. | 2025

NATIONS UNIES, 12 décembre (C-Fam) Mercredi, l’Ambassadeur de Suède a retiré une résolution de l’ONU sur l’aide humanitaire, afin d’empêcher un vote sur les amendements pro-vie proposés par l’administration Trump, vote que les Européens pro-avortement risquaient fortement de perdre. Ce retrait stratégique à la onzième heure démontre combien les Européens semblent craindre les politiques pro-vie de Trump.

Juste avant de soustraire la résolution à la discussion, l’ambassadeur de Suède a déclaré que mettre au vote ces amendements serait “injuste” pour les délégations majoritairement européennes qui l’avaient négociée en privé.

Ce calcul suggère que le combat visant à mettre fin à la promotion de l’avortement et des droits LGBT mobilise et que pour l’administration Trump la voie vers une victoire pro-vie historique à l’Assemblée Générale est ouverte.

Les amendements présentés par le gouvernement des États-Unis excluaient expressément de définir l’avortement comme un droit et exigeaient que le système de l’ONU procure les meilleurs soins maternels possibles pendant les urgences humanitaires afin d’« éliminer le besoin d’avorter ». Ils revenaient aux accords passés qui définissaient les paramètres pour la coopération de l’ONU sur les questions de « santé sexuelle et reproductive » d’une façon qui excluait l’idéologie du genre, les droits sexuels pour mineurs, et les questions LGBT.

L’ambassadeur de Suède a déclaré craindre que si les amendements des États-Unis étaient adoptés, il en découlerait un vote sur la résolution toute entière. « Nous sommes convaincus qu’une résolution comprenant les amendements proposés n’est pas soutenue par tous et que nous pouvons arriver à un meilleur résultat. »

Elle a aussi encouragé les opérations humanitaires de l’ONU à continuer sans s’occuper des réticences américaines. « La Suède protègera les orientations en vigueur depuis la résolution de l’an dernier, qui a été adoptée par consensus, et continuera de guider les organisations humanitaires.

L’Union européenne et plusieurs nations occidentales promeuvent agressivement l’avortement dans les programmes de l’ONU, mais ils le font rarement ouvertement à l’Assemblée Générale.  L’amendement des États-Unis l’a dévoilé au grand jour. Quand les Européens ont vu qu’ils ne pouvaient pas le dissimuler derrière des termes trompeurs comme « santé sexuelle et reproductive » ou « violence basée sur le genre », ils ont supprimé tout le débat.

Jennifer Locetta, l’Ambassadeur des États-Unis pour les Affaires Politiques, a déclaré être déçue que l’assemblée générale n’ait pas pris position sur les amendements ; elle a dit que les amendements étaient nécessaires pour « protéger » les opérations humanitaires des « agendas politiques ». Elle a expliqué que par les œuvres du système de l’ONU, des termes comme « santé reproductive et sexuelle » ont développé des nouvelles significations polémiques, incluant les questions de droit à l’avortement, LGBT, de l’idéologie du genre et de droits sexuels. Ceux-ci, a-t-elle expliqué, ne peuvent pas être considérés comme « des besoins humanitaires » comme le suggérait la résolution.

Locetta a accusé la délégation suédoise d’ignorer les positions des États-Unis. « Si nous n’avions pas franchi les lignes rouges de nombreuses délégations, cela n’aurait pas été nécessaire”, dit-elle.

Ignorer les positions des États-Unis et bloquer le débat à l’ONU est probablement une stratégie plus large de la part des Européens qui attendent la fin de l’administration Trump. Selon certains observateurs, la bureaucratie européenne parie sur l’échec des Républicains aux élections de mi-mandat et un retour à une dotation intégrale des Nations Unies par le Congrès.

Locetta a critiqué la résolution comme “une liste de vœux mondi

aliste sur des questions culturelles clivantes, comprenant la nouvelle escroquerie verte, l’idéologie du genre, les positions extrêmes sur l’avortement. » Elle a aussi averti que les États-Unis ne reviendraient pas sur leurs positions à l’avenir. « Si le texte est discuté, s’il contient à nouveau ces propositions absurdes, les États-Unis continueront de s’y opposer ».