Défaite féministe cuisante à l’ONU
NEW YORK, 18 mars (C-Fam) L’administration Biden et les pays occidentaux ont poussé jusqu’à leurs retranchements les pays traditionnels à la Commission de l’ONU sur la condition de la femme. En fin de compte, les pays traditionnels ont repoussé chaque tentative pour ajouter “l’éducation sexuelle complète” et l’agenda homosexuel/trans dans l’accord annuel.
Les assauts diplomatiques sont venus vague après vague tout au long de la dernière nuit du plus grand rassemblement féministe annuel dans le monde. À 20h, l’Australie et les États-Unis ont commencé un dernier assaut pour imposer l’”éducation sexuelle complète” dans les Conclusions Concertées de la commission, ainsi que l’on appelle l’accord. À 2h du matin, il n’était toujours pas clair s’il y aurait un accord.
Les délégués fatigués et frustrés ont finalement adopté l’accord à 4 heures du matin dans une pièce pratiquement vide. Les délégations gouvernementales officielles et les activistes féministes qui ont assisté à la commission au cours des deux dernières semaines ont quitté découragés le siège de l’ONU avant que l’adoption ait eu lieu.
Les diplomates occidentaux ont concédé la défaite et se sont plaints que l’accord n’incluait pas de références à “l’éducation sexuelle complète”, aux ” droits sexuels”, et à “l’orientation sexuelle et l’identité de genre”. Cette défaite cuisante était d’autant plus significative parce l’accord de la commission de cette année portait précisément sur l’éducation et la technologie pour les femmes et les filles.
La forte pression pour une “éducation sexuelle complète” tard dans la nuit du dernier jour de la commission rappelait les négociations quand Barack Obama était à la Maison Blanche. La commission a été beaucoup moins controversée sous l’administration Trump. Cette année, tant l’Union européenne que le gouvernement des États-Unis se sont alignés une fois de plus dans une promotion aggressive du programme sexuel occidental.
L’éducation sexuelle complète est la couverture que les pays occidentaux utilisent pour les programmes qui favorisent l’autonomie sexuelle des enfants et minent l’autorité parentale. De tels programmes ont été documentés comme exposant les enfants à des comportements sexuels à haut risque, notamment en promouvant l’homosexualité et les modes de vie transgenres comme sains et moraux. Les pays occidentaux veulent désespérément que les Nations Unies approuvent ce type particulier d’éducation pour finalement inscrire les questions homosexuelles et trans dans les droits de la personne, mais les États membres de l’ONU ont rejeté cette terminologie depuis plus d’une décennie.
De nombreux délégués étaient tellement épuisés qu’ils n’ont pas pu afficher l’excitation et les émotions positives qui sont habituelles à la fin de la commission. Mais ils ont tous exprimé la nécessité de mener les négociations de manière plus humaine. Les délégués ont fini par avoir à négocier sans arrêt pendant deux jours, avec seulement une courte pause de cinq heures avant l’adoption de l’accord.
Plusieurs délégations ont reproché au Bureau de la commission, dirigé par l’Afrique du Sud, d’avoir décidé unilatéralement de mettre fin aux négociations sur plus de quarante paragraphes repris d’accords antérieurs de la Commission utilisant un langage controversé, y compris les termes liés à l’avortement comme la santé sexuelle et reproductive et le langage sur la diversité et l’intersectionnalité liés à l’agenda homosexuel/trans.
La justification donnée par le Bureau était soi-disant d’éviter de replaider les questions litigieuses et de gagner du temps dans les négociations. Cependant les délégations progressistes et les activistes féministes qualifiaient cette mesure comme étant destinée à consolider les gains des années passées.
Les délégués d’un large éventail de pays ont été critiques tout au long de ce processus et ont souligné qu’en fin de compte, aucun temps n’a été gagné dans les négociations et que les sujets controversés dans ces paragraphes devaient néanmoins être remis en cause dans les nouveaux paragraphes de l’accord. Plusieurs délégations ont également exprimé leurs réserves sur les termes controversés qui restent dans l’accord.
Des déclarations à cet effet ont été faites par le Cameroun, l’Égypte, l’Éthiopie, le Guatemala, la Guyane au nom des pays des Caraïbes, l’Indonésie, l’Iran, l’Irak, la Malaisie, le Nicaragua, Oman au nom des pays du Golfe, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan et le Saint-Siège.
Le délégué des États-Unis a tenté pendant de longues heures de détourner le blâme de la délégation du Pakistan, qui a insisté jusqu’à tard dans la nuit pour que la commission inclue un libellé déjà convenu au sujet des femmes qui vivent sous “occupation étrangère“, une référence à la situation des femmes palestiniennes. Le délégué du Pakistan a accusé le pays facilitateur de l’accord d’utiliser un “deux poids, deux mesures”, avec un langage recevant un statut privilégié quand il est lié aux questions sociales controversées favorisées par les pays occidentaux.
L’Union européenne a célébré l’ajout d’un libellé qui reconnaît que certains pays interdisent le “partage non consensuel” d’images sexuelles ou explicites. De nombreux pays traditionnels ont été confus par cette notion dans la négociation parce que leurs lois interdisent déjà tout partage de matériel sexuel ou autre matériel explicite, peu importe qu’il ait été produit ou partagé volontairement.
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