En Ouganda, les activistes LGBT donnent la priorité au S*xe sur la famine
WASHINGTON, D.C. Le 4 octobre (C-Fam) Une coalition d’activistes demande à la Banque Mondiale de ne pas accorder de prêts à l’Ouganda, l’un des pays les plus pauvres du monde, en raison de sa loi contre l’homosexualité. Cela pourrait créer un conflit entre le sexe et la famine.
Des militants pro-homosexuels ont manifesté devant la Banque Mondiale et la mission ougandaise auprès des Nations Unies pour s’opposer à la récente décision de la Banque mondiale de rétablir des prêts indispensables à la nation africaine. “Il ne peut y avoir de relations habituelles entre la Banque Mondiale et le gouvernement ougandais tant que cette loi reste en vigueur”, a déclaré une porte-parole de Convening for Equality (Appel pour l’égalité, ndt).
Avec 115 autres groupes, Convening for Equality a envoyé une lettre au président de la Banque Mondiale appelant à la poursuite de la suspension des prêts à l’Ouganda.
La Banque Mondiale classe l’Ouganda au 13e rang des pays les plus pauvres du monde, avec un taux de pauvreté de 42 %. Malgré les besoins criants du pays, la Banque Mondiale a annoncé l’année dernière qu’elle cesserait d’accorder de nouveaux financements publics à l’Ouganda parce que sa « loi anti-homosexualité contredit fondamentalement les valeurs du Groupe de la Banque Mondiale ».
Les partisans de cette loi affirment qu’elle protège les valeurs traditionnelles, tandis que ses détracteurs soutiennent qu’elle viole les droits de l’homme. Toutefois, la tendance mondiale à donner la priorité aux préoccupations idéologiques plutôt qu’aux besoins économiques immédiats est sans doute plus controversée que la nouvelle loi elle-même. En refusant un financement crucial, la Banque Mondiale donnerait la priorité à des idéologies controversées plutôt qu’aux besoins immédiats des populations les plus vulnérables de l’Ouganda.
Le président ougandais Yoweri Museveni a réagi avec défi, accusant la Banque mondiale de tenter de contraindre l’Ouganda à abandonner « sa foi, sa culture, ses principes et sa souveraineté » par le biais de pressions financières. Museveni a affirmé que le pays « se développera avec ou sans prêts », soulignant l’engagement de l’Ouganda envers ses valeurs culturelles et ses traditions.
La Banque Mondiale fonctionne avec une grande autonomie bien qu’elle soit une agence des Nations Unies. Les documents fondateurs de la Banque Mondiale interdisent explicitement les décisions fondées sur des motifs politiques et mettent l’accent sur les considérations économiques plutôt que sur les influences politiques ou non économiques.
Cela n’a pas empêché la Banque Mondiale de défendre les droits des homosexuels et des transgenres au cours des dernières années. Toutefois, cette position a conduit à un dilemme complexe. La Banque mondiale doit désormais trouver un équilibre entre son rôle de source cruciale de financement pour les pays en développement et les pressions exercées par les groupes militants pour qu’elle utilise son pouvoir financier afin d’influencer les politiques sociales.
La manière dont elle entend résoudre la situation n’est pas encore claire. Depuis juillet, la Banque Mondiale teste l’efficacité de « mesures d’atténuation » et prévoit de reprendre les prêts si ces mesures s’avèrent efficaces « pour protéger les personnes LGBTQ+ contre la discrimination ».
Même si les prêts reprennent, l’impact de cette suspension de financement a été significatif. Le porte-parole du ministère ougandais des finances, Jimmy Mugunga, a fait remarquer que les prêts de la Banque Mondiale sont utilisés pour améliorer les soins de santé, l’agriculture, les routes, l’infrastructure énergétique et l’éducation. La perte de ce soutien pourrait avoir des conséquences considérables sur les efforts de développement du pays.
Paradoxalement, alors que l’aide internationale susceptible d’améliorer sensiblement la santé et les moyens de subsistance de milliers d’Ougandais souffrant de la pauvreté est suspendue, d’autres aides continuent d’affluer en Ouganda, souvent pour soutenir des organisations qui s’opposent à la position du pays sur les questions relatives aux LGBTQ.
Cette année encore, l’USAID a versé plus de 700 000 dollars au Key Populations Consortium Uganda, composé de groupes qui défendent les droits des LGBT. Parmi eux, Sexual Minorities Uganda (SMUG), cosignataire de la lettre adressée à la Banque mondiale. Près de 3 millions de dollars supplémentaires devraient être dépensés jusqu’en 2028, spécifiquement affectés au « financement de l’amélioration de la sécurité, de l’agence, du bien-être et des moyens de subsistance des LGBTQI+ en Ouganda ».
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