Féministes de l’ONU en colère et effrayées par les pro-vie

By Iulia-Elena Cazan | 2026

NATIONS UNIES, 20 mars (C-Fam) Des organisations de l’ONU, alliées à des gouvernements progressifs et à des fondations puissantes, ont profité de la Commission sur la condition de la femme (CSW) de cette année pour prétendre que la plus grande menace pour la justice des femmes vient des groupes pro-vie et pro-famille. Dans de multiples discours et affichages, elles traitent les efforts des pro-vie comme des « réactions négatives».

Lors d’un événement annexe co-organisé par UNAIDS, la Finlande, l’Allemagne, et le Royaume-Uni, les exposants présentaient les personnes et groupes conservateurs comme des « acteurs anti-choix » de mauvaise foi « infiltrant » les espaces civiques, y compris l’ONU.

Selon Laura Turquet, conseillère pour la puissante agence de l’ONU pour les femmes, les efforts des pro-vie pour supprimer la terminologie « droits sexuels et reproductifs » et « genre » du document en cours de négociation sont traités de tactiques « anti-normes » de groupes « anti-droits » pour « empêcher le progrès ».

« C’est exactement à cela que la Commission sur la condition de la femme a été confrontée cette année », dit-elle, ciblant particulièrement la délégation des États-Unis pour avoir proposé des amendements au document final de cette année visant à définir le genre comme binaire et à exclure l’avortement des politiques de santé de l’ONU.

« Les acteurs anti-genre se sont déplacés des marges vers le centre des espaces multilatéraux, passant de manifestations secondaires extérieures à la participation aux réunions officielles et aux délégations d’Etats membres. »

Turquet se réfère probablement aux pro-vie qui conseillent de près diverses délégations aux négociations et aussi aux méthodes de lobbying des groupes pro-vie qui œuvrent depuis des décennies dans le monde entier.

Haley McEwen, un « chercheur sur les anti-droits » autoproclamé, regrette le cadre conservateur qui défend « la binarité de genre », « la complémentarité de genre », et les modèles « hétérosexuels » et de « famille nucléaire ».

McEwen s’inquiète que ces groupes « cherchent à normaliser l’idée d’une différence entre les genres » et affirme que l’on doit « empêcher ces acteurs de rétrécir les horizons de quelles sortes de sociétés nous pouvons imaginer et construire. »

A un événement sur les droits des intersexes organisé par le groupe Outright International, qui promeut les droits LGBTQ+, le groupe Femmes de l’ONU a réaffirmé sa position tranchée sur le sexe et le genre, déclarant : « des lois, politiques, et systèmes de santé ont été construits sur une compréhension binaire rigide du sexe et du genre, et cette rigidité a fait du mal ».

Des jeunes femmes conservatrices étaient présentes partout pendant les deux semaines où a eu lieu la conférence. L’une d’elles a exprimé sa déception lors d’un événement « anti-réaction » organisé par Femmes de l’ONU et le Conseil de l’Europe. Elle a dit que les points de vue conservateurs sont « constamment décrits comme anti-droits et ou opposés à la protection des femmes » et qu’elle trouvait ce cadre « non seulement décourageant mais aussi trompeur ».

Une autre a demandé à un exposant d’Oxfam, qui promeut l’avortement, s’ils n’avaient jamais pris en compte la valeur du bébé in utero, et pourquoi il ne pourrait pas y avoir des programmes qui protègeraient le bébé et la mère. Un exposant lui a répondu que le bébé in utero « ne peut pas être considéré comme une vie » et qu’il faut se focaliser sur les personnes déjà vivantes dans le monde.

Revenant sur les divers événements décrivant la vision conservatrice des droits des femmes comme « des réactions négatives », Anna Derbyshire, directrice de campagne de CitizenGo, déclare : « Cela démontre qu’ils se rendent compte qu’ils sont en train de perdre, c’est pourquoi ils ont besoin d’être si agressifs, et si complètement dominants. Derbyshire continue : « Nous sommes plus nombreux qu’ils ne voudraient l’admettre […] la “réaction”, en réalité, est la vérité. »

Les groupes anti-vie s’efforcent depuis des décennies d’écarter les pro-vie des Nations Unies. Pendant des décennies, ils ont échoué, et il est vraisemblable que le nouvel effort pour les stigmatiser et les exclure réussira cette fois-ci.