L’administration Trump attaque la Chine et l’agence de contrôle des naissances de l’ONU

By Stefano Gennarini, J.D. | 2025

NATIONS UNIES, 6 juin (C-Fam) L’administration Trump a annoncé cette semaine qu’elle allait cesser de financer l’agence des Nations Unies pour la population (UNFPA), en raison de sa collaboration avec l’appareil de contrôle des naissances du Parti communiste chinois, et l’a critiquée pour sa promotion de l’idéologie de genre et des politiques DEI (diversité, équité, inclusion).

La déclaration américaine explique que le gouvernement des États-Unis a décidé de suspendre les fonds destinés à l’agence en raison de l’implication continue de l’UNFPA dans les programmes de contrôle des naissances du gouvernement chinois. « Depuis des décennies, les États-Unis demandent à l’UNFPA de mettre fin à son partenariat avec l’agence gouvernementale chinoise responsable de l’application de politiques coercitives », précise le communiqué.

Des millions de familles et de générations de femmes ont été soumises à des « avortements forcés barbares et à des stérilisations involontaires », ajoute-t-il. « Où est leur justice ? Le silence de l’UNFPA sur la santé et le bien-être de ces femmes, qui souffrent encore aujourd’hui, est assourdissant. »

Le communiqué annonce que l’administration n’a eu d’autre choix que d’appliquer l’amendement Kemp-Kasten. Cette loi impose au pouvoir exécutif de retenir les financements fédéraux à toute agence ou programme impliqué dans un contrôle des naissances coercitif.

Même si la politique de l’enfant unique a été abolie il y a une dizaine d’années, la Chine maintient un régime actif de contrôle des naissances, géré par une bureaucratie puissante qui ne laisse pas les couples libres de décider du nombre et de l’espacement de leurs enfants. La politique actuelle autorise jusqu’à trois enfants par famille, contre un seul auparavant.

La déclaration américaine remet également en question le fait que l’agence continue de fournir une aide étrangère à la Chine. « Nous exhortons le conseil exécutif à se demander pourquoi l’UNFPA continue de subventionner une assistance technique à un pays qui possède la deuxième plus grande économie du monde », dit-elle.

Même si l’on s’attendait à une telle annonce de la part de l’administration Trump, elle a tout de même pris de court les responsables de l’agence.

La directrice exécutive de l’UNFPA, Natalia Kanem, a rapidement rejeté les accusations du gouvernement américain, les qualifiant de « sans fondement ». Elle a affirmé que travailler avec l’UNFPA était une garantie contre les politiques de contrôle des naissances coercitives. Cependant, des rapports récents ont soulevé des doutes sur la crédibilité de l’agence. Des programmes de contrôle des naissances ciblant les réfugiés rohingyas au Bangladesh sont en cours depuis des années. L’UNFPA est présente sur le terrain depuis le début de la crise des réfugiés, mais ne commence à dénoncer les abus que maintenant.

La déclaration américaine a également critiqué l’UNFPA pour sa promotion de l’avortement, de l’idéologie de genre, et des politiques sociales controversées axées sur la diversité, l’équité et l’inclusion.

« Les États-Unis doivent demander à l’UNFPA de retirer de ses programmes les concepts culturels clivants, en particulier la diversité, l’équité, l’inclusion, l’idéologie de genre et la santé sexuelle et reproductive », indique le communiqué. Il appelle aussi l’agence à abandonner tout langage relatif au genre et à désigner les femmes comme des femmes et les hommes comme des hommes.

L’agence des Nations Unies pour la population est en première ligne depuis des décennies dans la promotion de programmes controversés, notamment une éducation sexuelle complète jugée obscène et inappropriée, des droits sexuels pour les enfants, l’avortement sur demande pour les femmes et les jeunes filles mineures, les droits des personnes transgenres, et des politiques « woke » sur le genre. L’agence va même jusqu’à promouvoir les traitements et chirurgies de « transition de genre » comme faisant partie des services de « santé sexuelle et reproductive », y compris pour les adolescents.

La déclaration américaine a été présentée cette semaine lors d’une session du conseil exécutif de l’agence, alors que les hauts responsables de l’ONU tentaient de faire face au projet de loi de résiliation de 9,4 milliards de dollars envoyé au Congrès par le bureau du budget de Trump. Ce projet demande au Congrès de ratifier les décisions de l’administration de suspendre les financements pour certains programmes de l’USAID et d’agences internationales. Il affirme que l’ONU a « profité » des contribuables américains.