Le Costa Rica et L’UE bloquent la définition de la « Femme » aux Nations-Unies

By Stefano Gennarini, J.D. | 2026

NATIONS UNIES, 13 mars (C-Fam) L’Union européenne a annulé huit tentatives des États-Unis de définir quelle est la signification d’une femme et de laisser tout droit à l’avortement en dehors d’un accord de la Commission des Nations Unies sur le Statut des femmes.

Comme résultat, pour la première fois dans les soixante-dix ans d’histoire de la Commission, les USA ont appelé à voter contre l’accord annuel final. Tout accord préliminaire de la Commission était adopté à l’unanimité. Les négociations aux Nations unies sont désormais parvenues à ce point de contrastes.

L’ambassadrice du Costa Rica aux Nations unies et présidente annuelle de la commission, Maritza Chan Valverde, était de mèche avec les Européens pour bloquer les tentatives des États-Unis.

Valverde, dont on dit qu’elle serait destinée à un poste de haut niveau aux Nations unies, s’est rangée du côté de l’Union européenne dans plusieurs décisions procédurales critiques. Ceci a directement mené à faire échouer tous les amendements américains contre les définitions du genre et à valider les références sur la santé reproductrice sans même en débattre les mérites.

En premier lieu, malgré la demande de 22 gouvernements de reporter l’approbation, Valverde a décidé d’approuver l’accord. Les 22 gouvernements voulaient un report afin d’obtenir l’unanimité des membres.

L’Ambassadeur américain Dan Negrea a rabâché que « le gouvernement américain en aucun cas considèrera ce document comme ayant été soumis à l’approbation de la commission comme accord conclusif final. »

Parlant au nom des 22 gouvernements qui ont demandé le report, un Ambassadeur du Niger a dit « qu’on ne devrait formuler aucune approbation lorsque bien des questions restent en suspens, » en particulier cette année quand la décision a été assumée à toute vitesse par Valverde.

Après que Valverde ait décidé de façon unilatérale de poursuivre comme le souhaitaient les européens, elle a également décidé de façon unilatérale de permettre à l’Union- Européenne de regrouper les huit amendements américains en un seul amendement sans permettre à la commission d’en considérer séparément la pertinence.

Elle a donc procédé à la votation pour la motion européenne, bloquant toute tentative d’un ultérieur débat. Pendant la bourrasque, comme pour emphatiser la défaite de la délégation américaine, un délégué du Liechtenstein proche de la délégation européenne a triomphalement affirmé qu’on ne pouvait plus débattre de ce qui avait été convenu. « On a pris une décision à partir de laquelle procéder. Cette décision n’a pas été soumise à une votation. On a procédé au vote sur les amendements», a-t-il dit.

Cette connivence du Costa Rica et des Européens a assuré la défaite des amendements américains. Plusieurs pays ont exprimé leur soutien à certains amendements mais ont déclaré ne pas pouvoir les approuver tous ensemble. Quatorze délégations se sont finalement abstenues lors de la votation pour protéger la manœuvre de l’Union européenne et de Valverde.

Après que les Américains ont accordé l’approbation du tout à un seul vote, six délégations se sont abstenues. Seuls les États-Unis ont voté contre. On s’attend à ce que plusieurs décisions soutiennent la position américaine jeudi prochain.

L’Ambassadeur de l’Égypte aux Nations unies n’a pas pu attendre jusqu’à la semaine prochaine. Il a aussitôt reproché à la présidente et à l’Union européenne. « On ne nous a pas permis de vérifier chaque opinion. Il aurait suffi de quelques heures de plus pour éviter ce sort », a-t-il dit.

Comme réponse, l’administration Trump a présenté la proposition d’une résolution pour considérer comme seul genre valable dans tous les cadres des Nations unies la distinction entre hommes et femmes. Le débat sur cette résolution et les réactions conclusives de tous les pays inclus dans la session de la commission cette année se tiendront jeudi 19 mars.