Les avocats des “soins globaux d’avortement” avancent sous la couverture des “soins post-avortement”

By Par l'équipe de C-Fam. | October 20, 2016

WASHINGTON DC, le 20 Octobre (C-Fam) Un des principaux consortiums de la santé reproductive a annoncé son intention d’ôter de son titre  la mention“soins post-avortement” et d’oeuvrer pour le remplacer par “soins d’avortement globaux”.

Lors d’un événement à Washington annonçant ce changement, un défenseur de ce projet expliquait que le soutien aux soins post-avortement n’avait jamais été l’objectif. “les soins post-avortement” n’ayant eu pour rôle que d’être un “point d’entrée”. Il a ensuite présenté la stratégie du consortium qui, désormais,  va promouvoir ouvertement l’avortement.

Le groupe a apparemment été encouragé dans ce sens par la libéralisation des lois sur l’avortement dans les pays développés.

Pathfinder International, l’hôte de ce meeting et actuel administrateur du consortium de  soins post-avortement (PAC) est l’une des huit organisations partenaires  qui militent depuis 1993 auprès des gouvernements occidentaux et des agences de l’ONU pour autoriser les planning familiaux à collecter des fonds pour l’avortement . Deux des principaux groupes internationaux pour l’avortement, l’IPPF (International Planned Parenthood Federation*) et l’IPAS,  qui sont également membres du comité directeur du PAC, ont lancé la stratégie du PAC en définissant le concept la même année.

Le PAC (Soins post-avortement) est légal partout du fait qu’il procure des soins médicaux essentiels à des femmes souffrant des complications d’un avortement incomplet ou d’un fausse-couche naturelle. Cependant, comme le montre Steven Mosher du PRI (Institut de Recherche sur les Populations) la réalité du terrain montre que l’avortement est souvent réalisé sous couvert de soins post-avortement (PAC) .

La réunion annuelle du consortium PAC a fait le point sur les succès passés dans la promotion de l’avortement dans les pays tels que l’Ethiopie, l’Egypte et le Népal, en présentant ces pays comme des modèles pour la façon dont on y a systématisé l’avortement en travaillant dans le cadre de la loi. Au Bengladesh, où l’avortement est en principe illégal, la “régulation menstruelle” était  la couverture permettant à une femme d’avorter.

Quand les pays font évoluer leurs lois pour permettre l’avortement sous certaines conditions, même très limitatives, les membres du consortium s’emploient à en élargir l’application à l’intérieur de ces pays.

Les membres des gouvernements et les ministres de la santé sont influencés par les pro-avortement, souvent munis du document d’orientation de l’Organisation Mondiale de la Santé traitant du rôle des travailleurs de la santé dans la promotion de l’avortement, pour pousser les responsables politiques à promouvoir l’avortement dans les cliniques du planning familial où il l’on fait appel aux professionnels de la santé communautaire et aux sages-femmes pour aider.

L’Ipas a longtemps promu l’avortement par MVA (aspirateur manuel en plastique) ou pilules. Ces dernières ont été favorisées par l’ajout du misoprostol sur la liste modèle des médicaments essentiels (LME).

Les avocats de l’avortement se sont battus pour que le misoprostol soit ajouté à la liste comme traitement des hémorragies post-partum, sachant que son utilisation détournée comme abortif permettrait à des femmes de se faire avorter puis rechercher des soins post-avortement.  Les membres du consortium ont aussi cité les directives WHO pour la promotion de “l’avortement auto-administré” visant à faciliter l’avortement chez les femmes pauvres des pays moins développés.

Des membres du PAC, qui va devenir CAC pour Consortium des “Soins globaux d’avortement” ont demandé aux présentateurs du projet si le passage de la mention soins post-avortement en soins globaux d’avortement ne risquait pas de remettre en question les financements octroyés par l’agence américaine pour le développement international (USAID), qui finance les programmes du PAC depuis 1994.

La plupart des organisations présentes étaient des bénéficiaires du PAC par l’USAID. La question n’a pas reçu de réponse, cependant, une réunion ultérieure doit être programmée pour discuter d”une lecture trop conservatrice de la soumission aux règles” émises par les lois américaines actuelles qui empêchent les financements étrangers d’être utilisés pour l’avortement.

Les membres du consortium ont très librement abordé leur volonté de travailler avec des groupes “hors-la-loi” qui distribuent des pilules abortives en violation des lois nationales.

*le planning familial français fait partie de l’IPPF (International Planned Parenthood Federation*)


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