Les États-Unis critiquent le document sur le trafic d’êtres humains
NATIONS-UNIES, 5 décembre (C-Fam) Les États-Unis ont porté une violente bordée contre une partie des contenus d’une déclaration politique discutée durant une conférence au Haut-Niveau sur le trafic des êtres-humains.
Le délégué américain a déclaré que l’Administration Trump « s’attend à ce que ces rencontres multilatérales produisent des résultats, pas de la rhétorique. » Il a poursuivi en disant que la déclaration « comprenait des éléments qui ne sont pas en rapport aux actions requises pour s’occuper concrètement du trafic des êtres-humains. » en se référant aussi à des expressions douteuses telles que les services sexuels et à la santé reproductive.
Les États-Unis ont accepté le consensus sur le document mais en ont rejeté certaines parties en particulier celles qui sont aux mieux superflues, mais porteuses aussi de significations très controverses, sous entendant souvent les notions sur l’avortement, LGBTQ, ou autres droits sexuels pour les enfants. »
Au sommet, les gouvernements ont déclaré de vouloir combattre toute forme de trafic d’êtres humains et de nombreux participants ont explicité le lien entre le trafic d’êtres humains et la prostitution et ont encouragé les gouvernements à criminaliser le sexe payant.
De nombreux gouvernements ont sonné l’alarme sur l’élargissement du trafic d’êtres humains et sur l’emploi de technologies sophistiquées finalisées à ce trafic. En parlant au nom du Secrétaire général des Nations-Unies, Guy Rider a dit, « le nombre d’enfants recensés parmi les victimes a augmenté d’un tiers depuis 2019 » et que « les femmes et les jeunes filles représentent toujours la partie la plus consistante des victimes relevées dans le monde entier et sont le plus souvent exploitées pour le trafic sexuel. »
Le représentant de la Russie a déclaré que le niveau du trafic d’êtres humains reste « choquant » et que le fait que ce trafic persiste dans toutes les régions du globe est l’échec de la communauté internationale pour trouver des solutions pour en déraciner les causes. « Ceci comprend la légalisation de l’industrie du sexe et le tourisme sexuel, ce qui constitue une demande importante pour cette force de travail défranchisée et à bon marché. » a continué le délégué russe.
L’exploitation Mira Sorvino, actrice récompensée par un Oscar, et membre du bureau du Fond fiduciaire volontaire des Nations-Unies pour les victimes du trafic d’êtres humains, a dit que l’exploitation commerciale du sexe « déshumanise et rend manipulables les individus marginalisés et que la finalisation ultime de tout trafic sexuel est la prostitution. »
Sorvino a expliqué que criminaliser le sexe payant est « un des seuls parcours praticables pour dissuader la demande » et s’est lamentée qu’en dépit de l’augmentation de la prise de conscience globale sur ce trafic les convictions ne sont pas « rapportées au niveau de l’ampleur actuelle de ce crime. »
Elle a dit que la décriminalisation de la prostitution légitime les protecteurs et les trafiquants et qu’il faut établir des programmes qui aident les demandeurs à se repentir et à comprendre « qu’ils contribuent à alimenter un marché dont la survie dépend d’une recrudescence de trafic et à la destruction croissante de vies. »
Dans une note écrite présentée à la conférence de Haut-Niveau, C-Fam, l’éditeur du Fax du Vendredi, a spécifié que « l’effective abolition du trafic sexuel, qui englobe l’exploitation généralisée des femmes et des jeunes-filles, ne peut pas se réaliser là où le marché des actes sexuels est toléré et normalisé. »
Malgré la croissante évidence que la prostitution constitue un système de violence, qui blesse les femmes et les jeunes-filles et déclasse leur corps à « objet de plaisir », comme l’a instamment répété Reem Alsalem, le Rapporteur Spécial des Nations-Unies pour la Violence sur les femmes et les jeunes-filles, le système globalisé des Nations-Unies, et le UNODC en particulier, refuse de condamner la prostitution.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’ANUFP, l’agence des Nations-Unies pour la santé reproductive et sexuelle, sont arrivées jusqu’à profiler la prostitution comme une digne profession en la qualifiant de « travail du sexe ».
Sans tenir compte de cette reconnaissance publique, la Déclaration Politique approuvée au Haut-Niveau ne concerne pas la prostitution.
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