Les États-Unis envoient un avertissement au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)

By Lisa Correnti | 2026

NATIONS UNIES, 20 février (C-Fam) Le gouvernement américain a averti l’UNICEF que ses subventions cesseraient si l’agence n’engageait pas de réformes qui retirent des sujets controversés de ses programmes.

« Trop souvent, des organisations comme l’UNICEF se sont engagées dans des idéologies progressistes coupées des intérêts nationaux. L’UNICEF doit éviter les sujets sources de gaspillage et de dispersion qui sortent de sa mission », a dit l’ambassadeur américain Dan Negrea au Conseil d’administration de l’UNICEF la semaine dernière.

« Comme nous l’avons précisé bien des fois, les États-Unis n’hésiteront pas à supprimer des subventions et à se retirer d’organisations qui ne peuvent ou ne veulent pas produire des résultats efficacement », a dit Negrea, faisant probablement allusion aux nouvelles restrictions de subventions aux organisations multilatérales émises en février ainsi qu’au retrait américain de plus de 60 organisations internationales début janvier.

La déclaration des États-Unis critique l’utilisation par l’agence d’une « terminologie de genre qui ne reconnait pas clairement et exclusivement deux sexes biologiques » et de programmes « diversité, égalité et inclusion » qui sapent « les décisions de recrutement et d’embauche basées sur le mérite individuel. »

Negrea dit que les États-Unis veulent procurer « une assistance humanitaire qui sauve des vies, et des réponses aux catastrophes réelles, efficaces, efficaces, stratégiques, efficientes et limitées dans le temps » et que cela requiert que l’UNICEF « se concentre sur une gestion efficace des ressources et sur le cœur de son mandat » : sauver des vies d’enfants et les aider à s’épanouir.

Ce n’est pas la première fois que l’administration Trump administration conteste le travail de l’UNICEF. L’an dernier, l’administration Trump a critiqué l’UNICEF pour ses programmes hautement sexualisés. Pendant la session d’août, par une action sans précédent de la part d’une administration Républicaine, elle a réprimandé l’agence et voté contre les décisions contenant la terminologie de « genre ». Catherine Russell, directrice exécutive de l’UNICEF, nommée par Biden, a refusé de supprimer une référence à la « santé sexuelle et reproductive » du plan stratégique triennal malgré les appels des États-Unis et d’autres Etats.

L’ONU est actuellement en train de se réformer selon un processus appelé l’initiative UN80. Ses effets sur la politique restent encore à déterminer. Pour les représentants européens, il importe qu’aucune réforme de l’ONU ne puisse limiter le progrès en matière de « santé et droits sexuels et reproductifs », qui, d’après ses programmes, incluent les droits transgenres et d’avortement.

Negrea a dit au conseil d’administration que bien que les États-Unis reconnaissent que l’UNICEF « a pris des décisions difficiles » dues à la pression fiscale, elle doit continuer à « avancer des réformes ambitieuses qui traitent efficacement les problèmes de lourdeur administrative, créer une organisation plus ciblée et plus efficace, et obtenir des résultats concrets ».

Les États-Unis sont le plus grand contributeur de l’UNICEF, ayant versé plus d’un milliard en 2024. L’annonce récente par le Département d’État américain de l’extension de la politique de Mexico aux organisations multilatérales va être un test concret de la volonté de l’UNICEF. L’agence va-t-elle arrêter de promouvoir les programmes qui incluent l’avortement, l’idéologie du genre, la DEI, ou va-t-elle garder son cap et renoncer aux subventions américaines ? Cela dépendra d’à quel point l’administration Trump applique strictement cette politique, et de si les Européens et les fondations progressives qui encouragent ces programmes controversés sont prêts à compenser les éventuelles pertes de subventions américaines.

La politique qui a été étendue restreint l’usage de fonds américains pour des programmes polémiques, et cherche à établir une éthique pro-vie et pro-famille à travers les programmes américains d’aide extérieure. Elle interdit de donner des subventions américaines aux groupes qui promeuvent l’avortement, l’idéologie du genre, ou la DEI. Ces restrictions pourraient mettre un terme aux partenariats noués de longue date entre l’UNICEF et des agences de l’ONU telles que UNAIDS et le Fonds des Nations Unis pour la Population, et avec des géants de l’industrie de l’avortement comme la Fédération Internationale du Planning Familial, qui procurent et promeuvent les avortements ainsi que l’autonomie sexuelle, les chirurgies de rejet de son sexe, et les traitements médicamenteux pour les enfants.