Les nouveaux rapports des États-Unis sur les droits de l’homme classent le financement gouvernemental de l’avortement parmi les violations des droits de l’homme
WASHINGTON D.C. 28 novembre (C-Fam) À partir de l’année prochaine, le rapport annuel des États-Unis sur les droits de l’homme dans les États étrangers inclura une critique des avortements financés par l’État, des procédures de changement de sexe, et des restrictions de la liberté d’expression.
Depuis les années 1970, le département d’État des États-Unis est légalement tenu à des rapports annuels sur la situation des droits de l’homme dans chaque état membre des Nations unies. Cependant, ces dernières années, le contenu de ces rapports est devenu une question politique qui divise : la conception qu’ont des droits de l’homme les administrations républicaine et démocrate n’est pas la même.
Sous l’administration Obama, les rapports incluaient une section sur les « droits reproductifs », due principalement au lobbying du Centre des droits reproductifs, pro-avortement. Cette section a été supprimée sous la première administration Trump, rétablie sous Joe Biden, puis de nouveau retirée sous le président Donald Trump lors de son second mandat.
Cette récente annonce par le département d’État, cependant, marque un changement important. L’administration Trump ne fait pas qu’écarter des questions controversées : elle passe à l’attaque.
Ces dernières années, l’administration Trump, qui ne considère pas l’avortement comme un droit de l’homme, s’était contenté de retirer la section sur les « droits reproductifs ». Désormais, elle prendra fermement position pour la vie, et attire l’attention sur la violation des droits de l’homme que représente le fait de tuer des enfants à naître grâce aux fonds de l’État. Ceci marque un changement significatif pour une administration qui a été critiquée par les pro-vie pour la clémence de sa politique sur la fécondation in vitro, qui provoque inévitablement la mort d’embryons humains.
Il y a des changements plus discutables dans le domaine de la politique sociale. Sous le président Obama, les rapports avaient commencé à inclure « l’orientation sexuelle et l’identité de genre ». Ces termes étaient moins présents mais néanmoins inclus pendant le premier mandat Trump et seront entièrement retirés des nouveaux rapports. Mais plus significativement, passant une fois encore à l’attaque, les rapports de l’année prochaine critiqueront les gouvernements qui, selon les mots du département d’État, facilitent la « mutilation des enfants ».
D’autres sections nouvelles des rapports comprennent une critique de la mise en place de lois contre les discours de haine trop générales qui restreindraient la liberté d’expression, ce qui fait écho aux critiques acerbes adressées aux gouvernements européens l’année dernière à la Conférence de sécurité de Munich par le vice-président J.D. Vance.
Les nouveaux rapports critiqueront également les violations des droits de l’homme pouvant être la conséquence de lois de discrimination positive ou de politiques de diversité, équité et inclusion (DEI) lors des recrutements. Les rapports critiqueront également la facilitation des migrations de masse et de l’euthanasie forcée.
Les fonctionnaires du département d’État ont déclaré que les rapports se concentrent sur les droits de l’homme « donnés par Dieu, notre créateur, pas par des gouvernements », dans la lignée des textes fondateurs des États-Unis, y compris la Déclaration d’indépendance, ainsi que des engagements contractés par les États-Unis à propos de traités internationaux sur les droits de l’homme.
Sous la première administration Trump, le département d’État a réuni la Commission sur les droits inaliénables, où des chercheurs ont discuté de la conception américaine des droits de l’homme et ont fait reculer la prolifération des nouveaux « droits » brandis par des militants sans aucun consensus international. La commission a rencontré une forte opposition – et a même été traduite en justice – de la part de groupes pro-avortement et des LGBTQ+ et a été reniée par l’administration Biden.
Les mêmes groupes ont exprimé leur indignation lors de la nouvelle annonce du département d’État. Le directeur de campagne d’Amnesty international USA a qualifié cette annonce d’« éloignement des droits de l’homme universels vers des ”droits naturels” illusoires et indéfinis. »
Les militants pro-vie ont bien accueilli l’annonce. Raimundo Rojas du Comité national pour le droit à la vie a écrit que le message envoyé à toutes les ambassades américaines donnait « des instructions précises qui, partout, éveillent une profonde gratitude de la part des militants pro-vie ».
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