L’OMS accorde un statut spécial à un Groupe radical sur l’avortement.

By Lisa Correnti | 2024

GENÈVE, 7 juin (C-FAM) Après un vote sur le fil du rasoir et une abondante critique de la part du monde en développement, I’ Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a accordé un statut spécial au Centre pour les Droits Reproductifs (CRR), un groupe juridique établi aux États Unis enragé en faveur de l’avortement. Les pays traditionnels se sont opposés avec véhémence à cette initiative.

En dépit de multiples objections, l’administration Biden et les nations occidentales ont fait adopter la décision à la hâte par le conseil d’administration de l’OMS lors d’un vote secret sur le fil du rasoir

Sur les trente-quatre pays du conseil de l’agence sanitaire, seulement 17 ont voté en faveur du groupe pro- avortement, 13 ont voté contre et 4 se sont abstenus.

L’Égypte a accusé les pays occidentaux de politiser l’OMS et a promis de faire appel de la décision auprès de l’ensemble des membres de l’organisation à la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé. Le groupe africain de 47 pays, les 54 pays de l’Organisation pour la Coopération Islamique et la Fédération de Russie, se sont joints à cette promesse. Alors que le conseil exécutif de l’OMS a pour rôle de superviser le fonctionnement de l’agence, c’est de l’Assemblée  Mondiale de la Santé que découlent les mandats juridiques de l’agence.

Les pays occidentaux ont insisté pour un vote à bulletin secret, proposé en premier par la France, alors que le protocole normal pour le vote au conseil d’administration est le vote à main levée.

Les nations traditionnelles se sont opposées au vote secret, mettant en avant que le secret  minerait démocratie et responsabilité, suggérant que toute abstention ne représenterait probablement pas fidèlement les lois et valeurs des pays qui l’auraient prévue. Le gouvernement des États-Unis a insisté pour le secret.

Un délégué des États-Unis a dit qu’un vote secret était nécessaire pour « veiller à ce que les positions nationales soient reflétées, sachant qu’il y a un certain nombre de points de vue extérieurs et de pressions contre lesquels nous voudrions nous prémunir. »

Le secrétariat de l’OMS a couplé la décision accordant un statut officiel au CRR avec celle concernant une organisation non controversée, Maladies Rares International. Des appels à séparer les deux organisations et considérer les mérites de chacune séparément ont été rejetés par le délégué des États-Unis. Un vote ultérieur pour scinder la décision a été un échec.

La décision marque un moment clé dans un débat qui a duré plusieurs mois, et qui a vu s’exprimer l’opposition à l’avortement des pays traditionnels, de membres du Congrès des États-Unis, et des mouvements pro-vie dans le monde.

Une décision donnant aux cabinets juridiques spécialisés en matière d’avortement un rôle officiel au sein de l’OMS avait été reportée plutôt cette année en janvier, à la session précédente du conseil exécutif. Certains pays se sont montrés préoccupés que le travail du groupe mondial sur l’avortement entre en conflit avec les lois et les cultures de leurs pays.

D’éminentes organisations pro-vie américaines ont alerté le conseil exécutif au sujet des activités subversives du Centre pour les Droits Reproductifs. La mission du groupe est d’instaurer l’avortement et les droits sexuels au niveau international par le biais de l’activisme judiciaire, du lobbying et de la prise en charge des mécanismes  internationaux de défense des droits de l’homme. L’organisation utilise une stratégie bien documentée pour manipuler le système des droits de l’homme de l’ONU, et contourner les accords établis par le processus de l’Assemblée Générale des Nations Unies, dans le but de créer un droit international à l’avortement au moyen de la loi internationale coutumière.

Les discussions de lundi soir ont abouti à une impasse après des échanges controversés qui ont divisé les pays. La farouche opposition des pays traditionnels a montré qu’un consensus était inatteignable et que la seule façon d’adopter la décision serait le vote.

Le Directeur- Général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a fait une apparition tard lundi soir pour apaiser les « craintes » des délégations, demandant leur confiance et faisant une proposition de compromis pour accepter le CRR sur une base probatoire d’un an.

Tedros a dit que l’OMS collaborait avec le CRR depuis 2020 et que les états membres ne devraient pas s’inquiéter de voir le CRR leur imposer ce qu’ils ne veulent pas.