L’ONU et Joe Biden utilisent l’étiquette “anti-droits” pour punir les critiques

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NEW YORK, NY 11 octobre (C-Fam) S’opposer à l’avortement en tant que droit de l’homme fait-il de vous un “anti-droit” ? Qu’en est-il de l’opposition à l’idéologie du genre ? Pour de nombreux représentants de la gauche internationale, la réponse est un oui retentissant. Et ils veulent faire quelque chose à l’encontre de ces groupes “anti-droits”.

Une nouvelle analyse explore comment, ces dernières années, ce terme a été promu par les féministes et les groupes LGBTQ+ à l’ONU et comment il est repris par les fonctionnaires de l’ONU et l’administration Biden pour punir les critiques pro-vie et pro-famille.

Alors que les droits de l’homme concernent de multiples questions, la rhétorique “anti-droits” est étroitement liée aux questions de genre, de sexualité et de reproduction. L’étiquette “anti-droits” est appliquée presque exclusivement aux voix conservatrices traditionnelles qui promeuvent la souveraineté, la défense de la vie humaine à tous les stades, et la famille traditionnelle comme le lieu le  meilleur pour élever les enfants. Dans la mesure où ce terme est utilisé pour décrire des groupes répressifs tels  les talibans ou d’autres aberrations extrêmes, le but est d’assimiler les conservateurs traditionnels à ces derniers sous l’égide du “patriarcat”.

Depuis que l’avortement et l’idéologie du genre ont fait leur chemin dans la politique des Nations Unies il y a trois décennies, ils ont été fortement contestés à la fois par des pays membres de l’ONU et par des groupes de la société civile qui participent aux processus de l’ONU. Les tentatives de redéfinir les droits de l’homme afin de mettre un terme à ces éléments controversés, en agissant par les voies normales – négociations de l’Assemblée Générale ou textes négociés du traité – ont échoué à plusieurs reprises.

La frustration des progressistes s’est transformée en panique lorsqu’ils ont vu Donald Trump élu à la présidence des États-Unis et la chute subséquente de Roe v. Wade, qui avait fait de l’avortement la loi du pays pendant près de quarante ans. Les féministes de l’ONU ont remarqué que les mouvements conservateurs devenaient de plus en plus organisés, professionnels et performants dans leurs engagements avec les institutions multilatérales. Ils se sont plaints du “refoulement”, du « choc en retour ” et des “mouvements anti-droits” qui empêchent leurs progrès.

Comme l’explique le nouveau document, cette rhétorique devient dangereuse lorsqu’elle est utilisée pour écarter ou réduire au silence l’une des parties au sein de débats qui ont cours depuis des décennies dans des contextes politiques à la fois nationaux et multilatéraux. Lorsque le Secrétaire Général des Nations Unies publie un rapport dans lequel il s’inquiète du fait que les canaux d’engagement de la société civile aux Nations Unies sont “utilisés par des acteurs anti- droits, qui mettent en avant des programmes qui semblent promouvoir les droits, mais qui, dans la pratique, vont à l’encontre des instruments fondamentaux relatifs aux droits de l’homme”, il choisit clairement un camp dans le débat et pose des gestes pour rétrécir ces canaux afin d’éluder une libre confrontation.

L’administration Biden a demandé au Département d’État  de poursuivre « l’amélioration du suivi des données et la cartographie des activités transnationales de financement et de mobilisation des groupes et mouvements anti- droits, afin de mieux informer les interventions et les engagements ciblés ». Bien que les cibles spécifiques de ces efforts n’aient pas été clairement définies, il est clair que toute organisation qui travaille sur les questions relatives à la vie et à la famille dans une perspective conservatrice est dans le collimateur.

La rhétorique “anti-droits” s’inscrit dans un schéma bien connu utilisé par des groupes tels que le Southern Poverty Law Center (SPLC), qui désigne les principaux groupes sociaux conservateurs comme des pourvoyeurs de “haine”, et dont les listes d’ennemis ont fait leur entrée dans le travail du FBI. Elle s’inscrit également dans la tendance apparue lors de la pandémie de COVID-19, qui consiste à faire taire les voix dissidentes sous la rhétorique de la “désinformation”. En fin de compte, l’objectif de ces étiquettes n’est pas de gagner d’importants débats politiques, mais de les empêcher d’avancer.