L’Union Européenne censure le débat sur le Genre à l’ONU
NATIONS UNIES, 20 mars (C-Fam) À la Commission sur la condition de la femme de l’ONU, l’Union européenne a bloqué une résolution des États-Unis visant à définir le genre. Cette résolution n’a même pas pu être débattue.
Loin d’être une défaite pour l’administration Trump, le débat de procédure a servi à montrer comment les nations se positionnent par rapport à l’idéologie du genre, et combien la mainmise de l’Europe sur les politiques sociales de l’ONU est fragile.
Jeudi, l’administration Trump a proposé une résolution qui aurait défini le genre comme se limitant à un homme ou une femme et aurait exclu l’idéologie du genre. « Toujours nous protégerons les femmes et les filles de la dangereuse et radicale idéologie du genre et défendrons la vérité biologique », a affirmé un représentant des États-Unis en début de réunion.
La résolution aurait exigé que tout le système de l’ONU utilise le terme « genre » selon une définition binaire fondée sur le sexe. Un vote sur cette résolution aurait probablement débouché sur une victoire des États-Unis. Elle était coparrainée par l’Argentine, la Biélorussie, le Burkina Faso, le Burundi, la République démocratique du Congo, la Hongrie, la Namibie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay, la Fédération de Russie et la Zambie.
Craignant le résultat d’un vote sur le fond, l’Union Européenne a utilisé de nombreuses manœuvres procédurales pour l’empêcher, y compris une motion extrêmement controversée, nommée « motion de non-action », pour bloquer le débat sur la proposition de l’administration Trump. Ce type de motion est rarement utilisé car il empêche tout débat et est très mal vu.
La « motion de non-action » a été adoptée par 23 voix pour, 3 contre et 17 abstentions. Ceci est un résultat bien plus serré qu’il n’y paraît. Il montre que les jours de l’idéologie du genre à l’ONU sont comptés.
Les dix-sept gouvernements qui se sont abstenus sont principalement africains ou asiatiques. Ce sont des pays qui, pour la plupart, ont des lois conservatrices sur le genre. Leurs abstentions reflètent le fait qu’ils ne veulent pas être pris dans une bataille entre l’Union européenne et les États-Unis. Dans un vote sur le fond de la résolution, ils auraient dû choisir un camp et se seraient probablement rangés du côté des États-Unis.
Les vingt-trois voix en faveur de la motion européenne montrent quels gouvernements se rangeront du côté de l’Union européenne quoi qu’il arrive. Cela inclut des pays membres de l’UE. Plusieurs d’entre eux partagent l’avis des États-Unis sur le genre et ont peut-être voté pour la motion de non-action à la suite d’une tromperie de la part des bureaucrates européens.
Pour convaincre les 26 pays de l’UE, y compris les gouvernements largement conservateurs de la Hongrie, de la Slovaquie, de la Pologne, de l’Italie et d’autres dont les lois excluent l’idéologie du genre, les bureaucrates européens leur ont dit que ce n’était rien d’autre qu’une motion de procédure. En réalité, c’était un moyen de permettre au système de l’ONU de continuer à promouvoir l’idéologie du genre.
Les bureaucrates européens les ont aussi trompés sur le processus. Les effets de cette tromperie ont été rendus évidents devant la Commission quand l’Italie et la Tchéquie se sont toutes les deux plaintes d’avoir reçu de mauvaises informations sur le déroulement de la réunion. On leur avait dit qu’ils pourraient expliquer leur position sur le genre, alors qu’en fait les règles de la procédure ne le leur permettaient pas.
L’Italie et la Tchéquie ont utilisé les mêmes mots pour insister sur le fait qu’elles « partagent l’interprétation du terme « genre » et des expressions liées explicitées dans la résolution proposée par les États-Unis ». De même, la Tunisie, l’un des pays sous l’influence de la bureaucratie de l’UE, a fait une déclaration similaire. En d’autres termes, si la résolution avait été mise au vote, les États-Unis auraient probablement obtenu suffisamment de voix pour remporter la victoire.
Les bureaucrates européens sont en mode survie. Ils considèrent l’administration Trump comme une menace existentielle et tentent, par tous les moyens possibles, de rendre le système de l’ONU imperméable à son influence. Ils surveillent également de près les prochaines élections de mi-mandat, espérant que Trump sera soit empêché, soit paralysé par le Congrès. Quoi qu’il arrive aux élections de mi-mandat, la politique extérieure ne sera pas autant affectée que la politique intérieure. Vu ce que nous venons de voir à la Commission de l’ONU sur la condition de la femme, cela pourrait bien sonner le glas de l’idéologie du genre aux Nations Unies.
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