L’Union Européenne coupe les subventions à des organisations pro-vie
New York, 12 décembre (C-Fam) L’Union Européenne a bloqué le financement de deux organisations européennes pro-vie en les accusant de ne pas adhérer aux « valeurs de l’UE », précisément sur l’avortement, le mariage homosexuel et l’idéologie du genre.
Par six fois dans les dernières années, l’Union Européenne a refusé de subventionner des projets de la FAFCE (Fédération Européenne des Associations Familiales Catholiques). L’Alliance Mondiale de la Jeunesse a reçu trois lettres d’évaluation, qui sont en fait des menaces de suppression de subvention. Ces deux organisations sont pro-vie et pro-famille et se disent ciblées en raison de leurs convictions pro-vie et pro-famille.
Le président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, a déclaré au quotidien des évêques italiens Avvenire que son organisation est la cible d’une « discrimination idéologique » basée sur la dernière stratégie d’égalité LGBTIQ+ de la commission Européenne.
Bassi a expliqué que la dernière demande de subvention de sa Fédération a été rejetée parce qu’elle insistait sur l’importance de la famille et qu’il est connu que la FAFCE représente des familles catholiques fondées sur l’union d’un homme et d’une femme. Les autorités de l’UE ont décidé que « ce focus (sur la famille) est susceptible d’enfreindre les normes d’égalité de l’UE » et que les programmes de la FAFCE comportent un manque d’« analyses de genre » qui pourrait être source de discriminations.
La FAFCE est l’une des plus anciennes organisations pro-vie et pro-famille de l’Europe. Elle représente des associations de familles catholiques de toute l’Europe dans les institutions européennes depuis 1997 et fonctionne avec un budget très restreint. Ces dernières années, elle a organisé des événements et mené des campagnes pour promouvoir des politiques familiales et de protection des enfants, et s’opposer à l’avortement et à la gestation par autrui.
L’Alliance Mondiale de la Jeunesse (WYA) est une organisation de jeunes qui promeut l’engagement de jeunes pro-vie et pro-famille dans les institutions internationales. Les années passées elle a reçu des subventions de l’UE pour des projets mais semble sur le point de les perdre à cause de son travail pro-vie et pro-famille.
Le WYA a été récemment accusé par le groupe openDemocracy subventionné par Georges Soros de répandre de fausses information sur l’avortement. Il en a résulté une enquête formelle sur le financement de l’organisation et un refus officiel de subvention de projet. Le statut du WYA pour de futures subventions n’a pas été déterminé.
Le WYA dit que la Commission Européenne n’a aucune base légale pour leur refuser des subventions. Il affirme que la Commission s’appuie sur des décisions politiques non contraignantes comme si elles étaient des lois contraignantes.
Les projets de financement de l’UE sont gérés par la Commission européenne en tant que branche exécutive de l’Union européenne. Ces dernières années, la Commission a commencé à parler des « valeurs de l’UE » comme d’un prérequis pour avoir une place dans l’espace de la société civile européenne et recevoir des fonds européens.
Les valeurs de l’UE que la Commission prétend imposer se trouvent dans le traité de l’Union Européenne de 1992. Ce traité confère à la Commission le pouvoir d’agir contre les États membres de l’UE qui manqueraient au « respect de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie, de l’égalité, de l’État de droit et des droits de l’homme, y compris les droits des minorités. » La Commission interprète ces valeurs de l’UE comme incluant les questions homosexuelles et transgenres ainsi que l’avortement, et extrapole que son mandat exige d’imposer ces valeurs comme exigences idéologiques aux organisations recevant des subventions de l’UE.
Ces développements font partie d’une initiative plus large de la part de partisans de l’avortement et LGBT visant à censurer les organisations pro-vie et pro-famille et à empêcher leur participation au débat public. Plusieurs rapports d’organisations subventionnées par la Commission Européenne, le département d’Etat américain, George Soros, et d’autres acteurs internationaux progressifs appellent les organisations internationales à exclure et refuser la participation de ceux qu’ils nomment les groupes « anti-droits ». Tout récemment, le « Rapport sur la prochaine vague » montre cette approche. Son auteur est Neil Datta du Forum Parlementaire Européen pour les droits sexuels et reproductifs, une initiative du Réseau Européen de la Fédération Internationale du Planning Familial.
Dans l’Union Européenne, la plupart des organisations de la société civile et caritatives reçoivent des subventions publiques et ne pourraient pas fonctionner sans. Contrairement aux Etats-Unis, où la fiscalité encourage l’indépendance des institutions de la société civile à but religieux, éducatif ou charitable, historiquement l’Europe n’a pas de société civile robuste. Par leurs subventions publiques les institutions européennes ont tenté de combler ce manque. Les difficultés rencontrées par la FAFCE et le WYA face à la Commission Européenne montrent les conséquences de rendre les organisations de la société civile dépendantes de subventions publiques.
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