Nouvel organe de censure en Europe

By Stefano Gennarini, J.D. | 2026

NEW YORK, 6 mars (C-Fam) La semaine dernière, la Commission européenne a lancé le Centre européen pour la résilience démocratique, une nouvelle plate-forme qui va renforcer une censure numérique élaborée ainsi que les dispositifs de contrôle social dans l’Union européenne et au-delà.

Le communiqué de presse de la Commission européenne annonçant le nouvel organisme l’a qualifié de « centre stratégique volontaire » qui « liera ensemble les réseaux et structures existants » pour la censure dans de l’Union européenne, officiellement dans le but de prévenir une influence étrangère lors des élections. Le nouveau centre, qui fait partie du « Bouclier démocratique » de la commissaire européenne Ursula von der Leyen, sera dirigé par la Commission européenne.

Selon son site internet, le nouvel organisme de censure facilitera la « recherche » et l’« échange » entre les institutions européennes, les États membres et la société civile pour identifier et prévenir les menaces émergentes contre les démocraties européennes. Il aura également pour fonction d’être utilisé « au-delà de nos frontières » grâce aux ressources et aux ambassades des États membres de l’Union européenne, et des États candidats.

« Chaque fois que les bureaucrates de Bruxelles décident qu’ils vont protéger les Européens de la désinformation, il faut s’inquiéter », a déclaré Ellen Fantini, rédactrice de The European Conservative. « Ce Centre est juste leur plus récent outil de censure. Quand ils disent qu’ils veulent ”soutenir des élections résilientes” et protéger la démocratie de ”la manipulation de l’information”, cela veut simplement dire qu’ils utiliseront leur pouvoir pour étouffer la dissension et faire taire les discours qui ne leur plaisent pas. »

Ceux qui sont familiers avec la censure américaine et les programmes de contrôle social sous les gouvernements Obama et Biden reconnaîtront immédiatement la rhétorique qu’emploie l’Union européenne. Une enquête parlementaire a conclu en 2024 que la Maison blanche de Biden et les agences fédérales conspiraient avec le secteur privé pour surveiller et contrôler les débats sociaux et politiques.

Le nouvel organisme européen semble être bâti sur le même dispositif élaboré de censure numérique contrôlé par le secteur privé. En particulier, le nouvel organisme de censure de l’Union européenne reproduit le rôle joué par l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) et le Partenariat pour l’intégrité des élections (EIP) à travers la pratique appelée « switch boarding ».

Des agences fédérales et des entreprises privées ont pu signaler du contenu à l’EIP, qui a par la suite été censuré sur les plates-formes de réseaux sociaux. Ceci a été mis en place sous couvert de protéger l’intégrité des élections par la « recherche » et l’« échange ». L’organisme européen semble prêt à mettre en œuvre le switch boarding au sein de gouvernements européens et d’entreprises privées.

Un autre système de contrôle de l’information publique et privée qu’imite l’Union européenne implique la création d’agences de notation des médias financées par le gouvernement. Ces agences de notation des médias, dont la plus connue est NewsGuard, mettent systématiquement en avant des sources d’information progressistes comme étant fiables et cataloguent les sites internet conservateurs comme des sources de mésinformation.

Ursula von der Leyen a déclaré que le nouvel organisme de censure « [améliorerait] notre capacité collective à contrer la manipulation et la désinformation étrangères » et « [assurerait] que le débat public européen demeure ouvert et juste, et [encouragerait] les citoyens à participer à la vie démocratique ». Elle l’a salué comme une « initiative phare du Bouclier européen de la démocratie ».

Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, a déclaré au Friday Fax que la censure des dispositifs de l’Union européenne avait pour intention d’opérer au-delà des frontières de l’Europe. Il a aussi mentionné l’annulation par l’Union européenne des élections roumaines pour le motif douteux d’« interférence étrangère ».

« L’UE est en train de créer un mécanisme pour contrôler la liberté d’expression, en particulier sur les réseaux sociaux. C’est une véritable menace contre la liberté d’expression », a-t-il déclaré. « L’UE a déjà forcé Meta et X à réduire la visibilité du contenu politique. »

Le nouveau centre garantira le respect de la législation de l’Union européenne sur la censure, y compris le Règlement sur les services numériques et le Règlement sur l’intelligence artificielle. Les consignes existantes pour la mise en place de ces lois par la Commission européenne requièrent des gouvernements qu’ils suppriment les discours politiques critiquant les frontières ouvertes et l’idéologie transgenre jusque dans la conception des nouvelles technologies et des produits multimédia.

Lors de la prise de fonction de son second mandat, le 20 janvier 2025, le président Donald J. Trump a immédiatement signé deux décrets exécutifs : Restaurer la liberté de parole et mettre fin à la censure fédérale et Mettre fin à la militarisation du gouvernement fédéral, les premiers actes conséquents du nouveau gouvernement.