Stérilisation forcée de Groenlandaises par le Danemark

By Rebecca Oas, Ph.D. | 2026

WASHINGTON, D.C., 23 janvier (C-Fam) Le Danemark promeut depuis longtemps la contraception et l’avortement comme un moyen d’autonomisation des femmes. Dans ses propres territoires, cependant, le Danemark a utilisé des contraceptifs pour maltraiter des femmes et des filles et les déposséder de leur pouvoir.

Au moment même où le président Donald Trump continue de parler de l’acquisition par les États-Unis du Groenland, contrôlé aujourd’hui par le Danemark, de nombreuses femmes qui y vivent ont raconté avoir été stérilisées de force par les autorités sanitaires danoises dans le cadre d’un programme de contrôle de population qui a couvert des décennies.

Un rapport publié en septembre dernier documente les histoires de plus de 350 femmes et filles à qui l’on a injecté des contraceptifs hormonaux ou posé des stérilets sans leur consentement – dans certains cas, sans même qu’elles le sachent.

En plus de la perte de fertilité qui s’en est ensuivie, de nombreuses femmes ont souffert d’effets secondaires physiques dus aux stérilets.  En consultant pour de graves problèmes d’utérus, Amarok Petersen a découvert qu’on lui avait posé un stérilet quand elle n’avait que treize ans. A cause de ses douleurs persistantes, elle a dû subir de nombreuses opérations, y compris l’ablation de ses trompes de Fallope, également sans son consentement.

Petersen a dit au New York Post que le Danemark « nous voulait moins nombreux » et « plus faciles à gérer ».

Ces cas ont duré des années 1960 jusqu’à après 1991, date à laquelle le Groenland a établi ses propres services sanitaires. Anticipant la publication du rapport, les premiers ministres du Danemark et du Groenland ont présenté conjointement leurs excuses au nom de leurs gouvernements.

En fin d’année dernière, les victimes groenlandaises du programme de stérilisation forcée ont gagné un procès contre le gouvernement danois, qui leur donne droit à des indemnités financières.

Avec les autres pays Nordiques, le Danemark s’est positionné en leader mondial de la promotion de l’avortement, de la contraception, de l’idéologie du genre, et de l’éducation sexuelle intégrale, rassemblés sous le terme générique « santé et droits sexuels et génésiques »(SDSG).

Cependant, les stérilisations forcées des Groenlandaises ne sont pas les seuls exemples de politiques eugénistes récentes au Danemark. En 2024, le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU a souligné que les lois du  Danemark autorisent « la stérilisation, la contraception et l’avortement dans le cas de femmes et de filles handicapées sous tutelle, sans leur consentement personnel » et a exhorté le gouvernement à interdire ces pratiques.

Tout comme son comparse nordique l’Islande, le Danemark a aussi un taux d’avortements sélectifs extrêmement élevé des enfants à naître diagnostiqués porteurs de trisomie 21 : environ 98-99%. Ceci en dépit du fait que le Danemark a une couverture sociale médicale et des allocations généreuses pour le handicap.

L’an dernier, le Danemark a élevé la limite légale pour avorter de 12 à 18 semaines, mais continue à permettre les avortements au-delà de cette limite dans les cas de diagnostic fœtal de maladie ou d’anomalie génétique comme la trisomie 21.

Le premier ministre danois Mette Frederiksen a écrit sur Facebook que « tandis que certains font un pas en arrière, nous faisons un important pas en avant ».

En même temps, le Danemark continue de faire pression sur d’autres pays pour qu’ils libéralisent leurs lois sur l’avortement, y compris lors de l’Examen périodique universel, où les gouvernements se donnent des recommandations mutuelles pour améliorer leur comportement en matière de droits de l’homme. Depuis 2022, le Danemark a pressé plusieurs pays de légaliser et décriminaliser l’avortement. Dans ses recommandations au Costa Rica, à la Côte d’Ivoire, et à la République Démocratique du Congo, le Danemark a appelé à le légaliser spécifiquement dans les cas de déficience du fœtus.