Trump gâche la fête des nations Unies
NEW YORK, 14 novembre (C-Fam) Dans une initiative qui a ébranlé le corps diplomatique des Nations Unies, le gouvernement des États-Unis a voté cette semaine contre plus d’une douzaine de résolutions, les jugeant idéologiques, superflues, ou contraires à la politique étrangère dite “l’Amérique d’abord” de l’administration Trump. D’habitude, les résolutions sont adoptées à l’unanimité, sans vote.
« Les États-Unis s’appliquent à recentrer l’ONU sur l’essentiel, pour qu’elle remplisse sa mission centrale qui est de préserver la paix et la sécurité internationales », ont dit les diplomates cette semaine, dans de multiples réunions où ils ont appelé à voter contre les résolutions des Nations Unies. On s’attend à ce que l’administration vote encore contre des douzaines d’autres résolutions d’ici la fin du mois.
L’administration Trump vote systématiquement contre les résolutions de l’ONU concernant des questions politiques n’ayant aucun lien avec la paix et la sécurité, comme le climat, le genre, et les migrations. « Nous ne mettrons pas notre nom sur des résolutions qui recyclent chaque année les mêmes questions polémiques ou non pertinentes », ont expliqué les diplomates américains.
L’administration s’est dite opposée à passer un temps interminable à négocier des résolutions qu’elle appelle « performatives » ou « symboliques ». Elle a aussi critiqué l’ONU pour son échec à produire « des résultats tangibles qui améliorent la vie du citoyen ordinaire ».
« L’ONU existe pour aider les pays à résoudre des problèmes – pas pour imposer une gouvernance mondiale » a-t-elle averti, ajoutant qu’à l’avenir les États-Unis mettraient fin à cette pratique. « C’est le moment d’une réforme hardie. Les contribuables américains méritent de voir des résultats. Les autres personnes du monde aussi. »
Un représentant du Danemark, s’exprimant au nom de de toute l’Union Européenne, a dit que l’initiative américaine « mine » le travail des Nations Unies. Il invite les pays à s’opposer aux États-Unis et a souligné de nombreuses fois que l’Union Européenne défendrait « les valeurs partagées, les principes, et les expressions utilisées depuis longtemps » des résolutions de l’ONU.
L’administration a nié que voter contre des résolutions de l’ONU indique un manque de soutien au projet des Nations Unies, répétant les propos de Trump, « l’ONU a un fort potentiel », « les États-Unis ont été un acteur majeur dans la création de l’ONU et en restent son principal contributeur ». Mais les diplomates américains expliquent que réformer l’ONU est crucial pour protéger sa crédibilité.
“Pour être clair, les États-Unis ne quittent pas ce système multilatéral. Nous sommes résolus à le faire fonctionner comme il le devrait. Cela signifie qu’il faut s’éloigner d’un multilatéralisme idéologique obèse et avancer vers des réformes concrètes qui rendront l’administration plus légère, plus efficace, et responsable devant les nations qui la financent. Nous accueillons les partenaires désireux de suivre cette direction avec nous. »
« Les États-Unis se tiennent prêts à travailler avec toute nation qui partage notre but : restaurer l’objectif pour lequel l’ONU est financée et s’assurer qu’elle produise de vrais résultats pour les nations et les peuples qu’elle sert. Nous nous tenons prêts à coopérer sur les problèmes, solutions, et réformes communs ».
Une question sur laquelle les États-Unis recevront probablement le soutien de nombreux pays est de cesser d’utiliser des résolutions de l’ONU pour promouvoir l’avortement, l’idéologie transgenre, et d’autres politiques sociales controversées. Un délégué américain a expliqué que pour cette raison les États-Unis ne peuvent pas approuver sans réserve l’usage du vocabulaire sur la santé sexuelle et reproductive.
« Les agences de l’ONU ont utilisé cette terminologie pour promouvoir le droit à l’avortement, des droits transgenres pour les enfants, l’idéologie du genre et d’autres questions polémiques qui ne sont pas des droits humains reconnus universellement. Pour cette raison nous refusons d’adopter toute résolution qui inclurait des expressions sur la santé sexuelle et reproductive sans réaffirmer explicitement les prérogatives souveraines sur ces questions. Nous pressons les autres délégations de se demander aussi pourquoi ils soutiendraient de tels efforts », a dit un diplomate américain.
Cette déclaration a rencontré un large écho dans la pièce. Plus d’une douzaine de pays d’Afrique, d’Asie et des Amériques ont exprimé des réserves sur cette terminologie.
View online at: https://c-fam.org/friday_fax/trump-gache-la-fete-des-nations-unies/
© 2026 C-Fam (Center for Family & Human Rights).
Permission granted for unlimited use. Credit required.
www.c-fam.org






