Un responsable de l’ONU appelle à faire taire les conservateurs sociaux
NEW YORK, 29 septembre (C-Fam) Le rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d’expression a publié un rapport recommandant aux gouvernements et aux sociétés de médias sociaux de faire taire ceux qui expriment des opinions traditionnelles sur le mariage, l’avortement, la sexualité et l’identité de genre.
Le rapport appelle les gouvernements à lutter contre la « désinformation sexiste », arguant qu’il s’agit d’une forme de « violence basée sur le genre ». En outre, le rapport affirme que critiquer l’idéologie du genre est une stratégie visant à réduire au silence la libre expression des femmes et des personnes « non conformes au genre ».
Cet effort s’inscrit dans le cadre de la garantie d’un accès généralisé à l’information promouvant la santé et les droits sexuels et reproductifs et la diversité des identités de genre. Cependant, au nom de la liberté d’expression, le rapport prône la réduction au silence des contenus pro-vie et pro-famille traditionnelle.
Par exemple, un parent à l’esprit traditionnel qui s’oppose ouvertement aux publicités sur les réseaux sociaux encourageant son adolescent à explorer les variations en matière de sexualité se livrerait, selon les normes de ce rapport, à une désinformation sexiste.
Le rapport appelle à lutter contre les violences basées sur le genre. Les agences des Nations Unies et les gouvernements occidentaux considèrent que « donner un mauvaise identification de genre » (“misgendering, mégenrer”) ou désigner une personne par son sexe est un acte de violence.
Le rapport affirme que « toutes les mesures visant à restreindre la désinformation sexiste, les discours de haine ou la violence sexiste en ligne devraient être pleinement conformes aux normes internationales en matière de droits de l’homme », citant spécifiquement le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cependant, le Pacte ne mentionne pas du tout le « genre », encore moins la nouvelle et controversée idée de genre « attribué à la naissance ». De nombreuses sociétés de médias sociaux, y compris YouTube, démonétisent et réduisent au silence les utilisateurs qui, tout en exerçant leur liberté d’expression et de conscience, désignent les autres par leur sexe.
La « désinformation sexiste » est également utilisée pour cibler ceux qui s’opposent à l’avortement, notamment ceux qui discutent des corrélations entre l’avortement provoqué et le déclin de la santé mentale. Le rapport indique qu’« en Irlande, à l’époque du référendum sur l’avortement, de fausses informations liant l’avortement à la dépression » ont été diffusées.
Lors d’un récent événement organisé par The Universal Access Project, Plan C et Amnesty International USA, plusieurs organisations pro-avortement ont partagé leurs efforts pour garantir que les sociétés de médias sociaux permettent aux utilisateurs de partager du contenu et des ressources favorables à l’avortement, notamment sur la manière d’obtenir un avortement au sein d’un pays. les périmètres d’un pays où l’avortement est interdit. Ils ont également expliqué qu’ils avaient rencontré en privé de grandes entreprises technologiques pour garantir que le contenu pro-avortement soit facilement accessible.
Le rapport actuel présente l’opposition à l’avortement ou aux diverses identités sexuelles pour des raisons religieuses ou ethniques comme une pratique néfaste méritant d’être condamnée. Par exemple, il mentionne qu’« en Afrique, le discours sur la « protection de la famille » émerge avec force… le discours anticolonialiste est également utilisé en Afrique pour accuser les activistes des droits des femmes et les défenseurs des droits de genre de succomber aux valeurs occidentales. »
L’une des recommandations finales du Rapport sur la liberté d’expression encourage les États à « redoubler d’efforts et à prendre toutes les mesures appropriées, notamment par le biais de lois, de politiques et de programmes sociaux, pour… éliminer les stéréotypes de genre, les normes sociales négatives et les lois, politiques, pratiques et attitudes discriminatoires.”
Le rapporteur spécial présentera le rapport à l’Assemblée générale en octobre prochain et devrait continuer à développer et à promouvoir une perspective « sexospécifique » sur la liberté d’expression.
La rapporteuse spéciale est Irene Kahn, qui a été évincée de son poste de secrétaire générale d’Amnesty International en 2008 et a reçu une indemnité substantielle pour quitter son poste. C’est sous sa direction qu’Amnesty a provoqué un scandale auprès de certains donateurs en rejoignant la cause pro-avortement. Kahn a été invité à partir en même temps que Kate Gilmore, qui a également décampé vers les Nations Unies et est finalement devenue haut-commissaire aux droits de l’homme.
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