ANALYSE : L’Allemagne suscite une controverse sexuelle à l’approche du Sommet de l’avenir
NEW YORK, 9 août (C-Fam) L’ambassadeur d’Allemagne auprès des Nations unies a ajouté le concept de “santé et droits sexuels et reproductifs” dans un accord des Nations unies avant le Sommet pour l’avenir qui se tiendra le mois prochain.
Le diplomate allemand a glissé ce terme controversé, malgré les objections de dizaines de pays africains et asiatiques, dans la dernière version d’un accord appelé “Pacte pour l’avenir”, rendant ainsi encore plus difficile une négociation déjà complexe. Les diplomates tentent de finaliser l’accord la semaine prochaine en vue de son adoption par les dirigeants mondiaux en septembre.
L’ambassadeur allemand a probablement ajouté ce terme comme monnaie d’échange ou pour détourner l’attention d’autres priorités des pays occidentaux, notamment de nouveaux mécanismes visant à créer les éléments constitutifs d’un gouvernement bureaucratique mondial. La version finale de l’accord comprend des propositions institutionnelles progressistes très controversées.
Quiconque connaît l’historique du terme sait que cela a toujours été très improbable. L’expression “santé et droits sexuels et génésiques” a été rejetée dans des dizaines de négociations au cours de la dernière décennie. Cette expression est considérée comme représentant des politiques qui restent très controversées dans la plupart des pays, notamment les “droits sexuels”, les questions relatives aux homosexuels et aux transsexuels, l’éducation sexuelle complète et l’autonomie sexuelle des enfants.
L’accord devrait déclencher plusieurs processus qui entraîneront des changements majeurs dans le fonctionnement des Nations unies, notamment en donnant plus de pouvoirs au secrétaire général des Nations unies pour déclarer des urgences mondiales, des initiatives d’identification numérique et des mécanismes de technologie mondiale.
L’un des objectifs déclarés de l’accord est de “transformer la gouvernance mondiale”. Le projet parle d’un “nouveau départ” pour la coopération internationale grâce à des “changements significatifs du multilatéralisme”. Il n’est pas certain que de tels changements nécessitent une modification de la Charte des Nations unies pour être légaux.
L’accord prévoit, par exemple, de lier le mandat des opérations de paix de l’ONU au changement climatique, notamment en autorisant le Conseil de sécurité de l’ONU à “examiner les implications pour la paix et la sécurité internationales du changement climatique et d’autres effets néfastes sur l’environnement”.
L’accord approuve également plusieurs réformes de l’ONU proposées unilatéralement par le secrétaire général de l’ONU pour collecter et analyser les données mondiales en temps réel. La principale proposition, appelée “ONU 2.0”, vise notamment à promouvoir l’adoption d’un système de suivi de l’identité numérique, par exemple au moyen de passeports-vaccins, au sein des pays et à l’échelle mondiale. Les réformes renforceraient la capacité des pays et des agences de l’ONU à travailler ensemble sur “l’analyse des données, la transformation numérique, la prospective stratégique et la science du comportement”, entre autres outils numériques.
L’accord le plus controversé est celui qui devrait lancer un processus de développement d’une plateforme internationale d’urgence gérée par le secrétaire général des Nations unies. L’objectif est de donner au secrétaire général la capacité de déclarer et de gérer les “chocs mondiaux” dus au changement climatique, aux conflits et aux catastrophes financières. Le rôle envisagé pour le secrétaire général est un rôle de type présidentiel. Le projet d’accord actuel donne au secrétaire général le mandat d’élaborer une telle plateforme de manière unilatérale, sans débat intergouvernemental.
L’accord principal, le Pacte pour l’avenir, devrait être accompagné d’une déclaration politique et d’un accord auxiliaire appelé “Pacte numérique mondial”, afin d’établir des paramètres pour le développement de l’intelligence artificielle par les entreprises technologiques. Les objectifs de l’accord technologique comprennent des normes mondiales pour la technologie, y compris la suppression de la “désinformation” et l’alignement de toutes les plates-formes technologiques sur les instructions du système des Nations unies en matière de droits de l’homme.
Les organisations pro-famille ont demandé aux diplomates de l’ONU, lors des consultations de ces dernières semaines, de veiller à ce que l’accord se concentre moins sur des propositions controversées et qu’il renforce plutôt la famille.
View online at: https://c-fam.org/friday_fax/analyse-lallemagne-suscite-une-controverse-sexuelle-a-lapproche-du-sommet-de-lavenir/
© 2026 C-Fam (Center for Family & Human Rights).
Permission granted for unlimited use. Credit required.
www.c-fam.org






