Féministes en colère au Conseil de sécurité des Nations Unies

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WASHINGTON, D.C., 10 juillet (C-Fam) Le débat sur les questions de genre qui a compliqué le consensus dans d’autres parties du système de l’ONU s’est montré récemment au Conseil de sécurité quand ce corps a débattu du programme Femmes, Paix et Sécurité.

Le ministre colombien des affaires étrangères s’est plaint que des gouvernements restreignent les droits reproductifs et sexuels, « excluant les femmes des espaces de prise de décision, et légitimant des discours de haine. Dans des forums multilatéraux, ils ne veulent pas parler de genre, et ils ne veulent pas non plus parler de notre diversité ».

Les délégations sont d’accord sur le fait que les femmes jouent un rôle essentiel pour faire advenir et maintenir la paix et qu’elles sont confrontées à des menaces et dangers particuliers dans les situations de conflit. Cependant, les groupes féministes se sont activement emparées de lois humanitaires pour promouvoir l’avortement et ont utilisé la plateforme Femmes, Paix et Sécurité, lancée en 2020 par la résolution 1325 du Conseil de sécurité, pour infiltrer le Conseil de sécurité avec leur agenda féministe.

Cet effort a été aidé par plusieurs rapports du secrétaire général de l’ONU promouvant l’avortement comme un droit humanitaire.

Néanmoins, comme Kaavya Asoka, directeur de l’ONG Working Group on Women, Peace and Security (Groupe de travail sur les femmes, la paix et la sécurité), en a averti le conseil, il y a « une réaction négative globale, organisée, bien financée et qui s’intensifie, contre la justice de genre et les droits des femmes ».

« De manière répétée, des normes internationales bien établies sur l’égalité de genre, la prévention des violences basées sur le genre, la participation des femmes, la santé et les droits reproductifs et sexuels, parmi d’autres sujets, sont contestés, repoussés, et activement retirés des décisions du Conseil », a déclaré Asoka, accusant « plusieurs membres de ce Conseil » de l’empêcher de faire son travail.

Bien qu’Asoka n’ait pas cité de nom, elle visait certainement avant tout les Etats-Unis et la Russie, qui s’opposent à l’expression « santé et les droits reproductifs et sexuels » parce qu’elle est utilisée pour promouvoir l’avortement et l’idéologie du genre.

La déclaration des Etats-Unis a rappelé au Conseil que « sous le président Trump, les Etats-Unis furent le premier pays à avoir une loi intégrale sur les femmes, la paix et la sécurité », qui fut promulguée en 2017. Le représentant a souligné que les Etats-Unis restent « le principal contributeur au système humanitaire » et a assuré le Conseil que les Etats-Unis comprennent « l’impératif d’aider à protéger les femmes et les filles dans les situations de conflits ou de catastrophes, particulièrement celles qui sont victimes de violences sexuelles ».

Plusieurs délégations se sont référées à leur propre approche féministe des politiques étrangères, comme le Luxembourg, qui s’est exprimé au nom des « 19 membres du groupe Politique étrangère féministe plus ». Ce groupe a fait des déclarations exprimant son soutien à « l’accès universel aux droits et à la santé reproductifs et sexuels », bien qu’il compte parmi ses membres des pays possédant des lois pro-vie, comme le Rwanda, le Maroc et le Libéria.

Malgré le fait que seulement une fraction des femmes s’identifie comme féministe, considérer que les groupes de femmes sont des groupes féministes est devenu une tactique progressiste usuelle à l’ONU.

La déclaration d’Asoka a appelé à inclure « les mouvements féministes à tous les niveaux de prise de décision » et a insisté pour que « des quotas de participation de femmes soient établis et respectés ».

Le groupe de travail d’ONG représenté par Asoka inclut des membres qui s’expriment fortement en faveur de l’avortement, comme le Centre de justice mondial, Amnesty International, et la Commission sur les réfugiés des femmes. Il inclut aussi Outright International, dont le but est de promouvoir les questions LGBT+. Tous ses membres opèrent selon le mode du consensus, ce qui veut dire qu’ils soutiennent la position du groupe sur ces questions polémiques indépendamment de leurs propres domaines d’expertise.