La Maison Blanche est prête à financer l’avortement à l’étranger.

By Austin Ruse | 2014

WASHINGTON DC, 15 mai (C-FAM) Le Friday Fax a appris que le gouvernement Obama allait essayer de contourner l’amendement Helms, et permettre que l’argent du contribuable serve à financer l’avortement à l’étranger.

Le changement n’a pas encore été fait, alors que l’administration essaie de faire changer le droit américain, une action qui serait très controversée puisque l’amendement existe depuis plus d’un demi siècle.

L’amendement Helms a été voté en 1973, et interdit que l’aide à l’étranger soit utilisée pour financer l’avortement ou en faire la promotion auprès de quiconque. L’Onu débat en ce moment du problème du viol dans les zones de conflit. Les militants de l’avortement prétendent que le droit international humanitaire requiert l’existence d’un droit à l’avortement dans les situations de conflit ou de désastre, et cela même dans les pays où celui-ci est illégal.

Les pressions en faveur d’un tel changement proviennent de l’extérieur du gouvernement, mais il ne fait aucun doute que celui-ci est plein de personnes favorables, qui ont elles-mêmes œuvré pendant longtemps en faveur de la reconnaissance d’un droit à l’avortement par le biais de l’Onu.

Une coalition de militants de gauche, dont Frances Kissling, l’ancienne présidente de l’organisation « Catholiques pour le libre droit de choisir » ou Catholics for a Free Choice,  a publié une lettre cette semaine appelant le président Obama à faire usage de son « autorité exécutive » (sorte de décret exécutif d’urgence) pour annuler l’amendement Helms. Les militants prétendent qu’ « il est inacceptable (et même immoral) que notre pays continue à appliquer l’amendement Helms de manière incorrecte ». L’organisation exprime clairement son soutien à l’annulation pleine et entière de l’amendement, mais demande que le droit actuel ne soit au moins plus appliqué en cas de viol, d’inceste et de risques de santé.

C-Fam, éditeur du Friday Fax, a à son tour publié un mémorandum pour les membres du congrès expliquant pourquoi le renversement ne serait-ce que d’une partie de l’amendement Helms est une idée dangereuse.

Le mémorandum souligne que les avortements sont accomplis dans des conditions d’hygiène désastreuse dans les zones de conflits. Ces conditions pourraient  exposer les mères à des risques graves pour leur santé. Par ailleurs, le financement de l’avortement aurait pour effet de détourner des fonds de problèmes bien plus urgents dans ces pays, comme par exemple la fourniture de soins de santé de base.

C-Fam explique également que « le droit international humanitaire ne proclame aucun droit à l’avortement dans des cas de viol et dans les zones de conflit. » Les militants de l’avortement se basent sur des résolutions récentes du Conseil de Sécurité qui font mention de « services de santé sexuelle et reproductive » établissent ainsi un droit un droit à l’accès à l’avortement dans les cas de viol. C-Fam ajoute que l’expression « santé sexuelle et reproductive » n’a jamais été définie dans un document contraignant comme prévoyant un droit à l’avortement.

L’organisation ajoute qu’une exception à l’interdiction de financement de l’Ivg en cas de viol ne fera que stigmatiser encore plus les enfants né d’un viol, qui sont déjà vulnérables.

C-Fam craint que le changement de l’amendement Helms ait pour conséquence une discrimination « des organisations confessionnelles qui refusent de procurer des avortement ». De fait, la Conférence des évêques américains s’est vue refuser des financements par le biais d’un programme contre le trafic humain, parce qu’elle refuse de procurer des avortements.

Il n’est pas sûr que les organisations confessionnelles soient encore conscientes du changement qui s’annonce. World Vision, une organisation chrétienne américaine qui dépense ses milliards pour aider les pauvre à l’étranger, ne serait probablement pas favorable à un tel changement. InterAction et Accord, des coalitions d’aide au développement, auraient une grande influence sur les décisions de l’Agence américaine pour le développement international et le département d’état américain, où ces changements sont probablement l’objet de discussions. On ne sait pas encore si ces organisations sont au courant de ces changements ou si elles ont exprimé leur position sur la question.

L’exception à l’interdit de l’avortement en cas de viol est déjà prévue en droit américain interne, comme l’a expliqué un expert au Friday Fax. « Aux Etats-Unis, c’est encore contrôlable. Mais dans les zones de conflit, il n’y a pas de contrôle. Cela serait une porte ouverte aux financements américain de l’avortement et pour tout prétexte, pas seulement dans les cas de viol. »