Les agences de l’ONU appellent à la censure des discours pro-vie

By Rebecca Oas, Ph.D. | 2026

WASHINGTON D.C., 6 février (C-Fam) Les plates-formes numériques devraient être poursuivies pour mésinformation sur l’avortement. Ces agences travaillant conjointement déclarent que les propos pro-vie équivalent à de la « mésinformation » et devraient être bloqués.

Le programme de reproduction humaine (HRP), au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a récemment publié le premier d’une série d’articles examinant l’impact de la « mésinformation » sur l’avortement, par rapport aux droits de l’homme. Leur analyse implique leur propre conception idiosyncratique, à la fois de la mésinformation et des droits de l’homme.

Par exemple, ils acceptent sans restriction que l’accès à l’avortement fait partie « de la santé et des droits sexuels et reproductifs », un terme qui n’a été défini ou adopté par aucune négociation internationale.

L’article cite également des experts indépendants et des comités comme références pour les droits de l’homme. De tels experts et comités apportent recommandations et opinions sur les traités des droits de l’homme, bien qu’ils n’aient aucune autorité pour créer de nouveaux droits de l’homme en dehors des termes clairs des différents traités relatifs aux droits de l’homme.

Par ailleurs, l’article ne fait aucune mention du consensus adopté par la Conférence internationale sur la population et le développement (Le Caire, 1994) selon lequel il appartient à chaque gouvernement de déterminer individuellement le statut légal de l’avortement.

Les auteurs définissent la mésinformation comme « des informations fausses, inexactes, ou trompeuses partagées sans intention d’induire en erreur », tandis que la désinformation est répandue avec la connaissance et l’intention de tromper, et est « une forme particulièrement nocive de mésinformation, pouvant éroder délibérément la défense des droits de l’homme et restreindre l’accès à une protection basée sur des faits. »

Les auteurs citent en exemple un article affirmant que « des convictions inexactes sur la douleur fœtale étaient associées aux opinions anti-avortement, modelant les attitudes envers l’accès à l’avortement et les politiques en la matière. » Cependant, l’article qu’ils citent fonde sa position sur le début de la sensation de douleur chez les enfants à naître sur un « consensus médical actuel » qui n’existe tout simplement pas, tout en qualifiant les participants au sondage qui soutiennent une restriction de l’avortement sur la base de la douleur fœtale d’« anti-choix », un qualificatif clairement partisan – et désobligeant.

En outre, l’article dénonce expressément le Projet 2025, d’origine américaine, qui contiendrait des « stratégies pour intégrer de la mésinformation dans l’administration fédérale en modifiant les missions des agences et en reformulant les politiques pour stigmatiser et discréditer [la santé sexuelle et reproductive]. » Nous citons ici un article dans la revue Ms. Magazine, féministe et pro-avortement.

Un autre exemple de mésinformation avancé par l’article du HRP est un hôpital canadien catholique ayant bloqué l’accès aux sites internets de cliniques d’avortement. L’article critique largement les convictions traditionnelles et religieuses ; il exprime la crainte à propos d’« un mouvement d’extrême-droite éthiopien émergent, aligné avec la Droite chrétienne américaine, travaillant à démanteler le droit à l’avortement encadré et légal. » Il part du principe que les opinions non contraignantes des experts en droits de l’homme à l’ONU ont la préséance sur les croyances religieuses. « Les standards des droits de l’homme relatifs à l’égalité et à la non-discrimination sont systématiquement touchés » par la mésinformation, écrivent-ils, « en particulier quand les stéréotypes de genre, les idéologies religieuses, ou les croyances culturelles sont utilisés pour discréditer les droits reproductifs et sexuels. » En d’autres termes, tout ce qui présente l’avortement de manière négative est de la mésinformation.

Certes, l’article offre quelques exemples de ce que l’on considérerait communément comme de la mésinformation et de la désinformation, comme des arnaqueurs fournissant des « médicaments miracle » et des gens clairement sous-qualifiés offrant des conseils médicaux fallacieux sur TikTok. Cependant, la crédibilité des auteurs du HRP est mise à mal par leurs propres biais idéologiques et leur recours excessif à des citations de personnes qui les partagent. En fin de compte, quelles que soient les mesures et les solutions légales qu’ils recommandent, elles auront pour effet de museler les voix pro-vie et de censurer les points de vue conservateurs si elles sont appliquées.