L’Islande aime l’avortement et l’idéologie du genre

By | 2026

WASHINGTON, D.C., 2 octobre (C-Fam) L’Islande continue à être de loin le plus agressif promoteur de l’avortement et de l’idéologie du genre à l’Examen périodique universel (EPU) de l’ONU, un mécanisme où tous les deux ans les gouvernements nationaux examinent leurs bilans respectifs en matière de droits de l’homme.

Durant la dernière session de l’EPU à Genève, quatorze pays ont soumis des rapports nationaux et reçu des recommandations des autres gouvernements sur une large variété de questions sur les droits humains. Au total près de 3 900 recommandations ont été émises lors de la session.

Alors que l’écrasante majorité de ces recommandations ne concernait pas les questions clivantes comme l’avortement, l’orientation sexuelle et l’identité de genre, ou la promotion d’une éducation totale à la sexualité, un relativement petit groupe de pays ont fait de ces questions une priorité. Et même au sein de ce groupe, l’Islande est largement la plus extrême.

A elle seule, l’Islande a émis plus de 20% des 124 recommandations concernant l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Plus de 60% des recommandations sur l’avortement sont venus de la petite mais fanatique Islande.

Les gouvernements critiqués par l’Islande ont paru en faire peu de cas, « notant » plutôt que « acceptant » la critique.

Quand l’avortement a été mentionné, ce n’était pas toujours pour faire pression pour plus d’avortements. Le Costa Rica a appelé le Danemark à protéger les filles porteuses de handicap des avortements et stérilisations forcés.

Le pays ayant reçu le plus de pression sur l’orientation sexuelle est la Namibie, critiquée par Malte, la Belgique, la Finlande, le Mexique, l’Islande, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse, l’Australie, le Canada, le Brésil, et les Pays-Bas pour la faire adopter explicitement des catégories légales de non-discrimination basées sur ces caractéristiques. Parmi les autres recommandations faites à la Namibie figurent décriminaliser les comportements homosexuels (ce qu’un jugement de 2024 a déjà fait) et légaliser le mariage entre personnes de même sexe.

La plupart des pressions exercées sur ces questions controversées vient des pays d’Europe occidentale et de leurs alliés géopolitiques comprenant le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que quelques pays d’Amérique latine et d’Europe de l’Est. Néanmoins, les pays d’Europe occidentale ne sont pas sans faire eux-mêmes aussi l’objet de pressions : l’Islande a dit à la Belgique de garantir les procédures de rejet de sexe et l’éducation sexuelle totale dans et hors écoles et de supprimer les délais de réflexion avant avortement. Malte a dit au Danemark de bannir les thérapies dites de « conversion » des homosexuels.

Un autre pays africain évalué est la Sierra Leone, qui a été au centre d’un débat sur un projet de loi « maternité sûre et santé reproductive » controversé qui élargirait l’accès à l’avortement légal. La Sierra Leone n’a reçu aucune recommandation explicite pour l’amener à libéraliser ses lois sur l’avortement, bien que l’Uruguay l’ait appelée à adopter ce projet de loi spécifique.

Le niveau de pression exercé sur la Sierra Leone, relativement bas en comparaison d’autres pays africains examinés dans ce cycle, peut refléter la prise de conscience que la pression exercée par des pays majoritairement occidentaux dans un mécanisme comme l’EPU risque d’engendrer des réactions négatives et des accusations de colonialisme. Même l’Islande s’est limité à un timide “assurer un accès universel aux services de santé reproductive et sexuelle” – tout en pressant aussi la Sierra Leone de décriminaliser l’homosexualité et d’adopter une législation anti-discrimination contre l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Les pays qui ont été examinés sont en train de soumettre leurs réponses aux recommandations reçues, et les résultats finaux de l’examen seront officiellement adoptés par le Conseil des droits humains dans les semaines à venir.