L’ONU et l’avortement des enfants
WASHINGTON, D.C., 23 Octobre (C-Fam) Le Comité de l’ONU pour les droits des enfants a renouvelé ses pressions sur les gouvernements pour promouvoir l’avortement et l’idéologie du genre. Les experts du comité ont également adopté une nouvelle approche pour interpeller la justice suite au débat très animé sur l’ambiguïté du langage de l’avortement et les menaces aux droits des parents.
Cette nouvelle approche avait d’abord circulé comme proposition l’an dernier et avait été aussitôt repoussée par le gouvernement de l’Argentine et du Saint Siège pour y prévoir un droit à « l’accès pratique aux services sanitaires garantis pour avorter pour les jeunes adolescentes ».
Le Saint Siège l’a définie « inacceptable », en remarquant « qu’il n’existe aucun ‘droit à l’avortement’ dans le panorama légal international » et qu’un manque de sa reconnaissance « n’est pas et ne peut pas constituer une violation des obligations pour respecter les droits de l’homme ». Le Saint Siège a aussi critiqué cette proposition pour « effectivement traiter les enfants comme des adultes », « en les assimilant à des sujets autonomes et indépendants de leurs familles ».
Le Saint Siège s’est en outre opposé à la mention des enfants LGBTQ dans la proposition, en spécifiant que ces termes « manquent d’une définition légale approuvée dans la règlementation internationale ». L’Égypte s’est également opposé à ce référencement et à insister pour que toute référence à l’avortement doive respecter toute réglementation nationale légalisée. Compte tenu de ces controverses, le comité a renvoyé une décision finale sur ce texte à une réunion au début de cette année.
Le langage conclusif de cette nouvelle approche reste confidentiel jusqu’à sa publication officielle qui va être éditée dans les semaines à venir.
Durant la session récente du comité, le comité a examiné les rapports périodiques de sept pays. Le Kazakhstan a été réprimandé pour les lois limitant l’accès des mineurs « à une information rapportée à leur âge concernant l’orientation sexuelle et l’idéologie du genre » et a été sommé de rendre l’éducation sexuelle prioritaire et qui comprenne « une information ponctuelle et non stigmatisée sur les infections par transmission sexuelle, le Sida, l’orientation sexuelle et l’idéologie du genre ».
Le comité a dit au Tadjikistan de « reconnaitre le droit identitaire des lesbiennes, pédérastes, bisexuels, transgenres et des enfants en transition », de permettre l’accès à « l’avortement en sécurité » et d’assurer aux adolescents une « éducation à la santé sexuelle compréhensible ».
Le Lesotho, la Tanzanie, Timor Est et l’Ouganda ont été sommés de « dépénaliser l’avortement dans tous les cas » et de le permettre aux jeunes adolescentes, en reprenant souvent un paragraphe standardisé que le comité a fait paraitre dans de nombreuses publications pour les nations.
Les recommandations du Comité pour les Droits des Enfants sont particulièrement significatives car c’est le seul organisme dans le traité de l’ONU qui recouvre un rôle spécifique dans le travail de l’agence onusienne. L’article 45 de la Convention des Nations-Unies pour les Droits des Enfants établit une collaboration institutionnelle entre l’Agence de l’ONU pour les Enfants, l’UNICEF et le Comité. Même si ses recommandations ne sont pas normatives, elles ont une implication directe sur la programmation de l’ONU à travers l’UNICEF et les ramifications de l’UNICEF dans les capitales du monde entier.
Le gouvernement des États-Unis est singulièrement le plus généreux des financeurs, mais il ne fait pas partie de la Convention pour les Droits des Enfants. Il n’a établi aucune interaction avec le Comité pour les Droits des Enfants. L’administration Trump devrait intervenir directement dans le travail de l’agence pour empêcher que les recommandations controversées du Comité soient intégrées dans les dispositions des programmes de l’UNICEF, même si elle devait probablement essuyer l’opposition des européens et d’autres financeurs qui octroient collégialement plus de soutien financier à l’agence que le gouvernement américain.
Même si la nouvelle approche finale est diluée par rapport à la proposition initiale, rien ne laisser penser que le Comité sera moins agressif pour promouvoir l’avortement et l’idéologie du genre dans ses futures approches avec les gouvernements nationaux.
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