Un rapport de l’ONU s’oppose à la transparence du financement étranger des ONG

By | June 27, 2024

NEW YORK, 28 juin (C-Fam) Un rapport de l’ONU affirme que les groupes LGBT ont le droit de recevoir des fonds de gouvernements étrangers et de garder ce financement secret.

Les lois qui obligent les organisations à révéler leur financement étranger violent les “droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association” des personnes homosexuelles/transgenres, selon un rapport du nouvel expert indépendant des Nations Unies sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, Graeme Reid. Ce rapport a été présenté au Palais des Nations la semaine dernière.

Le rapport explique que les groupes d’homosexuels/transgenres sont politiquement impopulaires dans la plupart des pays et ne reçoivent aucun financement au niveau local. Ils ont besoin de l’argent des gouvernements et des institutions occidentales pour exister.

“En imposant des limites à l’aide financière provenant de sources internationales, les gouvernements sapent la capacité de ces organisations à mener à bien leur travail essentiel, notamment par le biais d’enquêtes et d’obligations de déclaration onéreuses qui interfèrent avec la capacité de ces organisations à mener des activités régulières”, affirme le rapport de M. Reid.

Le rapport de l’ONU souligne que le terme “agent étranger” a une “association stigmatisante, suggérant que les groupes LGBT représentent une menace étrangère pour l’État”.

En arrière-plan de la présentation de M. Reid, une nouvelle loi a été adoptée en Géorgie. Cette loi oblige les organisations de la société civile et les médias qui reçoivent des fonds étrangers à s’enregistrer en tant qu’agents étrangers et à divulguer publiquement les sources et les montants des fonds étrangers qu’ils reçoivent, ainsi que la structure de direction de leur organisation.

Bien que M. Reid n’ait jamais nommé la Géorgie ni aucun autre pays que la Russie et la Hongrie, un délégué allemand présent à la réunion s’est spécifiquement plaint de la récente loi géorgienne, qu’il considère comme une menace pour “les principes fondamentaux de la démocratie”.

La loi géorgienne présente des similitudes avec celles de la Russie et de la Hongrie. Mais ces dernières vont au-delà de la simple déclaration et de la divulgation. Elles limitent la capacité des entités financées par des fonds étrangers à s’engager dans l’éducation, les médias et la politique.

Le rapport de Reid souligne que les groupes LGBT à travers le monde sont particulièrement dépendants des financements étrangers parce que l’agenda LGBT n’est pas politiquement populaire. Selon un rapport de la Banque asiatique de développement, plus de 95 % du financement de la société civile en Géorgie provient de sources étrangères.

Les pays occidentaux ont tour à tour fait l’éloge du rapport à Genève la semaine dernière. La seule note discordante a été émise par l’Inde, qui a défendu ses propres lois sur l’enregistrement des agents étrangers.

Depuis plus d’une décennie, les grandes agences des Nations unies soutenues par l’Occident et les groupes de défense des droits de l’homme tels qu’Amnesty International et Human Rights Watch ont présenté leur opposition aux lois sur l’influence étrangère comme une menace pour les droits des LGBT et la démocratie.

Les États-Unis ont adopté des lois obligeant les agents étrangers à s’enregistrer auprès du ministère américain de la justice. Le non-respect de cette obligation expose les organisations et les individus à des amendes et à des peines de prison. Le département d’État américain considère que les lois sur l’enregistrement des agents étrangers dans d’autres pays entravent sa capacité à influencer la politique et la culture dans ces pays, y compris la promotion des questions LGBT.

Le mois dernier, le département d’État américain a imposé des sanctions en matière de visa à des hommes politiques et à des fonctionnaires géorgiens en raison de leur rôle dans l’adoption de la nouvelle loi sur la transparence. L’Union européenne examine actuellement la demande d’adhésion de la Géorgie à l’Union européenne. La loi a été adoptée bien que la commissaire européenne Ursula von der Leyden ait menacé d’intervenir si la loi était adoptée.

Les critiques accusent le gouvernement des États-Unis d’avoir financé des ONG sur le terrain qui se consacrent au “changement de régime”. Cette accusation vise en particulier les groupes qui ont précipité le renversement, parfois violent, de Victor Ianoukovitch, favorable à la Russie.