Brouille “Woke” dans la course pour le Secrétaire Général des Nations-Unies
NATIONS-UNIES, 28 Août (C-Fam) D’après un deuxième vote informel secret du Conseil de Sécurité la semaine dernière, aucun favori n’a clairement été indiqué comme prochain Secrétaire Général des Nations-Unies. Cependant, la course pourrait très vite exclure tout candidat masculin.
Aucun candidat a obtenu les neufs votes « d’encouragement » requis parmi les quinze membres du conseil dont le nom a été signalé dans la sélection de l’Assemblée Générale de l’ONU. La course est toujours très ouverte, alors qu’on n’observe qu’aucun des candidats actuels a un appui suffisant et qu’une « surprise en Octobre » pourrait se profiler.
Ce qui est clair désormais est que les blocs de votation idéologisée promettent une course longue et serrée. Le plus influant semble être le groupe d’états progressistes européens qui veut que le prochain Secrétaire Général soit une femme et une féministe.
Macky Sall du Sénégal, qui se proclame le candidat « MAGA », a déjà obtenu sept votes de « découragement ». Ceci devrait lui suffire pour se retirer de la course sauf un changement dans le prochain vote informel.
L’Argentin Mariano Grossi a eu six votes contre dans la deuxième votation informelle. Il n’avait reçu que deux voix contre sa candidature dans le premier vote informel en juillet. Certains commentateurs ont spéculé que l’augmentation de l’opposition à sa candidature provienne des pays qui n’apprécient pas son succès comme chef de l’Agence Internationale Atomique des Nations-Unies. Soit-il. Mais, si c’était le cas, tout serait déjà ressorti lors de la première votation.
Plutôt, les pays progressistes européens et leurs alliés veulent exclure Grossi de la course car ils le jugent redoutable envers les candidates féminines, ou bien car ils n’ont pas obtenu de garanties suffisantes sur sa bonne foi progressiste. Si on a vu juste, les six votes contre Grossi parviennent des membres permanents de France et Royaume-Uni, des États membres de l’UE du Danemark, de Grèce et de Lituanie, ainsi que de la Colombie.
Le seul autre candidat masculin est le moins connu des trois. L’avocat pour les droits des enfants et ex personnalité officielle de l’ONU Olara Otunnu de l’Ouganda s’est agrégé tardivement à la course. Durant une interview à l’Assemblée Générale la semaine dernière, il a cité une prière très connue de Saint François comme source d’inspiration : « Seigneur, fais de moi un outil de paix, là où domine la haine fais-moi porteur d’amour… » Deux jours après, cinq membres du conseil de Sécurité ont voté contre sa candidature dans le vote préliminaire.
Un défi ouvert à ce point-ci préfigure la possibilité d’un long procédé et d’une radicalisation idéologique entre les membres du Conseil. Dans un tel cas, le droit de véto des membres permanents du Conseil de Sécurité sera décisif. Même si un des candidats obtient quatorze voix sur quinze, un seul vote d’un des membres permanents peut bloquer sa sélection.
La candidate la plus proche pour obtenir les neuf voix est l’actuelle Ambassadrice de la Guyane Carolyn Rodrigues Birkett, qui a huit votes « d’encouragement ». Mais elle se heurterait au véto américain à cause de ses positions contre Israël au Conseil de Sécurité de l’ONU.
Dans les semaines qui viennent, les membres du Conseil de Sécurité et la plupart des membres de l’ONU rencontreront en privé les candidats pour apprendre à mieux les connaitre. De plus amples lignes de démarcations idéologiques pourraient se révéler. Plusieurs membres du Conseil de Sécurité ont des attentes controversées envers le prochain Secrétaire Général. Les européens et les pays progressistes, qui comprennent les deux membres permanents France et Royaume-Uni, s’attendent que le prochain Secrétaire Général promeuve l’avortement, l’idéologie du genre, l’alarmisme climatique et la censure. Les USA s’attendent à l’opposé. L’administration Trump a répété plusieurs fois qu’elle veut une ONU qui reste en dehors des controverses politiques et se concentre sur son rôle de tutelle de la paix et de la sécurité.
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