Les Européens veulent créer de nouveaux délits d’opinion

NATIONS UNIES, 30 octobre (C-Fam) Anciennes puissances coloniales, la France et les Pays-Bas voudraient que toutes les nations punissent le nouveau crime de « féminicide » ou « violence basée sur le genre ». Dans une résolution de l’Assemblée Générale sur les violences faites aux femmes, elles leur demandent de s’y engager.

Selon des organes de l’ONU, ces crimes comprennent le fait de ne pas autoriser l’avortement sans condition.

Dans les négociations de cette semaine, les diplomates européens ont demandé aux représentants de retirer leurs objections pour établir ces nouveaux crimes. « Cette résolution n’est pas contraignante », ont-ils dit aux représentants. « Nous ne sommes pas en train de négocier un traité ». Les Européens ont coutume d’utiliser de telles affirmations pour lever les objections à leurs politiques controversées. Certes les résolutions de l’Onu ne sont pas contraignantes pour les Etats, en revanche elles le sont dans le système de l’ONU et sont utilisées dans les procédures juridiques.

Si le projet était adopté tel quel, la résolution donnerait au système de l’ONU l’injonction de promouvoir l’idéologie du genre dans le droit pénal et d’engager les Etats membres de l’ONU à pénaliser des crimes définis par l’idéologie du genre.

La nouvelle catégorie pénale n’est pas une réalité objectivement démontrable. Elle ne cherche pas à punir les violences fondées sur le sexe de la victime. Ceci est déjà un crime en soi ou un facteur aggravant dans à peu près la moitié des nations. La nouvelle catégorie cherche à criminaliser l’intention subjective de l’auteur comme « ayant trait au genre ».

En d’autres termes, les féminicides ou meurtres basés sur le genre sont une catégorie de délit d’opinion. L’idée derrière de telles réformes fondées sur l’idéologie du genre est de pouvoir punir toute personne pour ses opinions sur le genre. Leur scope est plus large que le droit pénal.

Le but de ces campagnes est de revoir toutes les institutions légales, politiques, sociales, culturelles et mêmes religieuses, pour les mettre en conformité avec l’idéologie du genre, y compris sur l’avortement et les procédures de rejet de sexe. Ce n’est que de cette façon, prétendent les promoteurs, que les sociétés entières peuvent commencer à changer pour prévenir la violence basée sur le genre.

Le principal exemple de cette approche est la Loi-type interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme, publiée conjointement par l’Organisation des États américains et l’agence des Nations Unies pour les femmes. Elle est citée directement dans la résolution parrainée par les puissances européennes.

La loi-type mentionne expressément les morts résultant du « refus de soins abortifs sûrs » et la « criminalisation de l’avortement » comme des formes de féminicide. Dans la section sur les sanctions, on trouve « quiconque empêche un avortement en cas de risque pour la vie de la mère, si cela cause sa mort, sera puni de la peine appliquée au féminicide ». Elle ne prévoit aucune exception pour l’objection de conscience. Une directive sur l’application de la loi-type précise de plus que cette peine devrait être la même que celle pour assassinat.

La France et les Pays-Bas font face à de fortes objections sur le cœur de la résolution. Leur plus gros obstacle est que moins de trente pays criminalisent le féminicide. Cela n’a jamais empêché la France et les Pays-Bas d’utiliser les résolutions de l’ONU pour promouvoir l’idéologie du genre et subventionner des projets qui promeuvent directement l’idéologie du genre dans les programmes mis en œuvre.

Cette résolution sur les violences contre les femmes est une initiative biannuelle de la France et des Pays-Bas. C’est la pointe de la lance de l’idéologie du genre aux Nations Unies. Ses promoteurs l’utilisent pour repousser les limites sur l’idéologie du genre, les droits sexuels des enfants, et le droit à l’avortement. Ensuite, ils accusent quiconque s’y oppose de faire partie du « patriarcat ». Elle a été si controversée ces dernières années que tout le monde s’attend à ce qu’elle fasse l’objet d’un vote. La dernière fois qu’elle a été adoptée, la résolution a fait l’objet de neuf amendements hostiles.

La résolution est en opposition frontale avec le travail de l’administration Trump qui veut protéger les femmes et les filles de l’idéologie du genre. En conséquence, le mois dernier la France a ouvertement accusé l’administration Trump de faire reculer les droits humains et les questions liées aux femmes.