Les extrémistes du genre reculent à l’ONU
NATIONS UNIES, 2 octobre (C-Fam) La semaine dernière, des dirigeants mondiaux connus pour leur ardente promotion de l’avortement et de l’idéologie du genre se sont retenus et n’ont pas abordé le sujet lors de leurs discours à l’Assemblée générale. Est-ce que cela fait partie de ce que les extrémistes de l’avortement nomment « la réaction anti-droits » ?
« Il est inacceptable qu’avec toutes les atrocités commises dans le monde, les plus hauts responsables des droits de l’homme de l’ONU passent leur temps à critiquer les Etats-Unis parce que nous protégeons nos enfants des mutilations transgenres et de la folie transgenre et faisons respecter nos lois sur l’immigration », a dit le président Trump aux dirigeants mondiaux dans son discours officiel.
Le président Trump n’a pas été le seul. La semaine dernière, pendant le Débat de haut niveau de l’Assemblée Générale, un chœur croissant de dirigeants mondiaux a critiqué l’idéologie du genre et l’activisme de l’ONU sur des politiques sociales controversées.
Le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, a critiqué les efforts internationaux visant à promouvoir l’idéologie du genre et dit que c’était une menace contre la famille traditionnelle.
« Les politiques globales de neutralisation du genre ont tourné au siège contre les enfants et l’institution de la famille. Nous ne pouvons lever ce siège qu’en protégeant la famille en tant que composée d’un homme et d’une femme ».
La présidente du Pérou, Keiko Sofía Fujimori Higuchi, s’est aussi plainte de ce que les interférences des mécanismes internationaux dans les politiques intérieures soient une menace contre la démocratie.
« Le Pérou, comme d’autres pays d’Amérique latine, s’est fait imposer des agendas qui ont créé des divisions dans notre société, instrumentalisé nos politiques, érodé la démocratie, et affaibli l’institution de la famille », a-t-elle déclaré, qualifiant la famille d’institution « cruciale » pour le peuple péruvien.
« Nous croyons à la famille comme irremplaçable pilier de notre société. Nous croyons au respect de la tradition. Nous croyons à l’égalité devant la loi et à la dignité humaine », a-t-elle déclaré en conclusion de son discours. Elle a aussi pressé les institutions internationales de respecter la souveraineté nationale. « Le monde n’a pas besoin de démocraties identiques. Il a besoin de démocraties légitimes. Il ne demande pas des nations qui soient toutes pareilles. Il n’a pas besoin nations photocopiées. Il a besoin de peuples vraiment libres ».
Le président argentin, Javier Milei, s’est aussi plaint de « l’agenda sur le genre » de l’ONU ainsi que d’autres politiques progressives de l’ONU. Il a déclaré que l’organisation court le risque de devenir « une organisation inutile dont le seul but est d’entretenir une caste de parasites désespérément arrogants, déguisés en bureaucrates bien-intentionnés » et « un Léviathan bureaucratique voué à décider comment les peuples du monde et leurs citoyens devraient vivre ».
Les dirigeants des pays progressistes sont restés largement muets. Cette année a vu le plus petit nombre de références aux priorités féministes dans les discours des dirigeants mondiaux dans le débat global de l’ONU depuis le début des années 2010, y compris la terminologie de la « santé reproductive » et de l’idéologie du genre (voir graphiques ci-dessous).
Sept dirigeants mondiaux ont parlé de l’importance de « l’égalité de genre », en plus de la déclaration officielle de l’Union Européenne et de la déclaration du secrétaire général sortant
Antonio Guterres. Les seuls représentants de nations promouvant les questions LGBTQI+ ont été le Taoiseach d’Irlande, Micheál Martin, et le ministre des affaires étrangères de Belgique, Maxime Prévot.
Certaines délégations ont compensé leur silence lors du Débat général de l’ONU en participant à des événements annexes qui se tiennent chaque année en marge des réunions officielles de l’ONU. Mais même là, le ton des événements était défensif. La semaine dernière, lors d’un événement du groupe LGBT Core, un groupe d’une trentaine d’Etats déterminés à promouvoir les questions LGBTQI+ aux nations Unies, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains Volker Türk s’est plaint d’un « assaut profond, coordonné et intégral. » Des déclarations similaires sur les droits reproductifs et questions de genre ont été émises par des dirigeants d’organisations féministes pendant les événements annexes.


View online at: https://c-fam.org/friday_fax/les-extremistes-du-genre-reculent-a-lonu/
© 2026 C-Fam (Center for Family & Human Rights).
Permission granted for unlimited use. Credit required.
www.c-fam.org






